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Le transport, un service coûteux en Martinique
Dans la séance plénière du 26 janvier 2026, le maire du Saint-Esprit, Fred-Michel Thirault, a évoqué le ratio des sommes dépensées par passager dans les transports publics. Il a interrogé la conseillère Sandra Casanova sur la qualité de ce ratio, à laquelle elle a répondu : « Non, il n’est pas bon. Il faut avoir le courage de dire que nous ne sommes pas bons. »
L’inefficacité et le gaspillage sont les principaux reproches formulés à l’encontre des autorités qui hésitent à investir davantage dans le transport public. Actuellement, Martinique Transport, l’organisme en charge de la gestion des fonds, débute l’année avec une dette de 44 millions d’euros, une situation qui devrait se détériorer au cours de l’année.
La Collectivité Territoriale se positionne comme le principal financeur, avec 75 millions d’euros, suivie des taxes sur les entreprises et sur les carburants, qui rapportent 65,3 millions d’euros. Les recettes issues de la vente de tickets, quant à elles, ne s’élèvent qu’à 11,4 millions d’euros.
Les revenus des transports sont inégalement répartis : le nord de l’île génère des recettes plus élevées, tandis que le centre et le sud connaissent une chute des revenus. Les passagers, souvent pointés du doigt pour ne pas payer, se heurtent à des problèmes d’équipement, notamment des machines en panne dans les bus et les points de vente.
Lors de la plénière, une hausse du « versement mobilité » a été votée. Cette contribution, demandée aux entreprises et collectivités de plus de dix salariés, est calculée sur leurs masses salariales. Cette initiative a suscité des réactions vives dans le monde économique avant même son vote, mais nécessite l’habilitation du gouvernement pour être mise en œuvre.
Source : La1ere.franceinfo.fr





