Bouches-du-Rhône : Laure-Agnès Caradec quitte Les Républicains pour rejoindre le parti d’Éric Ciotti

Laure-Agnès Caradec quitte Les Républicains pour rejoindre le parti d’Éric Ciotti

Publié le 12 mai 2026 à 14h14 – Dernière mise à jour le 12 mai 2026 à 14h14

Le séisme politique provoqué par l’échec retentissant de Martine Vassal aux municipales marseillaises continue de produire ses effets. Après une campagne conclue sur un score historiquement faible de 5,36 %, la droite locale voit l’une de ses figures basculer officiellement dans le camp de l’alliance entre le Rassemblement national et les anciens Républicains emmenés par Éric Ciotti.

Laure-Agnès Caradec quitte Les Républicains et rejoint le parti d’Eric Ciotti (Photo archives Patricia Caire)

L’annonce n’a rien d’anecdotique. Laure-Agnès Caradec n’est pas une élue de second plan. Vice-présidente du Département, présidente sortante de la fédération LR des Bouches-du-Rhône et ancienne présidente d’Euroméditerranée, elle incarnait jusqu’ici une droite institutionnelle solidement installée dans les équilibres politiques locaux.

Une recomposition accélérée de la droite locale

Dans un message publié ce mardi midi, Laure-Agnès Caradec revendique un positionnement idéologique assumé. « J’ai mené la campagne municipale avec loyauté. Mais aujourd’hui, je choisis une ligne claire, une droite à la fois libérale et sans compromission », écrit-elle, avant de rappeler qu’elle a toujours été « une femme libre, de droite ». Cette notion de « ligne claire » n’est pas neutre. Elle traduit le discours développé depuis plusieurs mois par Éric Ciotti : celui d’une union assumée entre la droite classique et le Rassemblement national.

Longtemps, dans les Bouches-du-Rhône comme ailleurs, la droite républicaine a entretenu une ambiguïté. Durcissement du discours d’un côté, maintien officiel du cordon sanitaire avec le RN de l’autre. Le rapprochement opéré par Éric Ciotti a fait voler cet équilibre en éclats.

La droite marseillaise à la recherche d’une nouvelle ligne

Le ralliement de Laure-Agnès Caradec montre que cette stratégie continue de gagner du terrain dans certains territoires où la droite traditionnelle estime ne plus pouvoir exister seule électoralement. Mais cette évolution pose aussi une question plus profonde : que reste-t-il aujourd’hui des Républicains dans les Bouches-du-Rhône ? Depuis plusieurs années, le parti perd progressivement ses figures, ses électeurs et sa capacité à imposer une ligne autonome. Entre le bloc présidentiel et le Rassemblement national, l’espace politique de LR semble se réduire élection après élection.

Au-delà de la formule politique, le constat reflète une réalité plus large : les frontières idéologiques qui structuraient traditionnellement la droite française deviennent de plus en plus floues. Le cas de Laure-Agnès Caradec illustre finalement une recomposition nationale qui se joue désormais aussi à l’échelle locale. La question n’est plus seulement de savoir qui quitte LR, mais combien suivront encore cette trajectoire ouverte par Éric Ciotti.

Source : Destimed

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