Dans l’armée on n’aime pas les révolutions. On mise davantage sur les évolutions. Pourtant, c’est bel et bien une révolution que vit actuellement l’armée de l’Air et de l’Espace. Désormais, pour faire face à ses enjeux de recrutement, elle a décidé de miser sur l’IA. Un vrai pari technologique.

« Tous les ans nous recrutons 4 000 personnes dans l’armée d’active dans nos 50 métiers. C’est lié au turnover classique, précise immédiatement le général Philippe Hirtzig, directeur des ressources humaines dans l’armée de l’Air et de l’Espace. À ce chiffre il faut ajouter les candidats au service national, à la réserve. Au final, ça représente 70 000 à 80 000 CV. Le partenariat avec Gojob va nous faciliter la tâche en amenant une touche d’IA. »

L’Armée de l’Air : Révolution ou Évolution ? L’IA à la rescousse !

Pour faire face à un recrutement en berne, l’armée de l’Air et de l’Espace se tourne vers l’IA. Une solution technologique qui pourrait bien masquer des incohérences criantes.

Dans un monde où les révolutions sont souvent accueillies avec méfiance, l’armée de l’Air et de l’Espace semble avoir décidé de faire une exception. En effet, pour pallier ses difficultés de recrutement, elle a choisi de miser sur l’IA. Un véritable pari technologique, mais qui soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses.

Ce qui se passe réellement

Chaque année, l’armée de l’Air et de l’Espace recrute 4 000 personnes dans ses 50 métiers, un chiffre qui, selon le général Philippe Hirtzig, directeur des ressources humaines, est lié à un turnover classique. En ajoutant les candidats au service national et à la réserve, cela représente entre 70 000 et 80 000 CV. Pour faciliter cette tâche titanesque, un partenariat avec Gojob a été établi, promettant une touche d’IA.

Pourquoi cela dérange

Cette reliance sur l’IA pour le recrutement soulève des interrogations sur la capacité de l’armée à attirer des talents. Est-ce que l’IA peut vraiment remplacer le contact humain dans un domaine où la confiance et l’esprit d’équipe sont cruciaux ? En misant sur la technologie, l’armée semble ignorer les véritables raisons qui poussent les jeunes à s’engager ou à fuir l’uniforme.

Ce que cela implique concrètement

En intégrant l’IA dans son processus de recrutement, l’armée de l’Air et de l’Espace pourrait bien créer un fossé entre les valeurs traditionnelles de l’institution et les attentes des nouvelles générations. Les jeunes ne cherchent pas seulement un emploi, mais un sens à leur engagement. L’IA peut-elle offrir cela ?

Lecture satirique

Il est ironique de constater que l’armée, qui prône la discipline et l’humain, se tourne vers une technologie souvent critiquée pour son manque d’empathie. Les promesses d’un recrutement simplifié grâce à l’IA semblent déconnectées des réalités du terrain. Peut-être que les recruteurs devraient d’abord se demander pourquoi les jeunes ne se bousculent pas au portillon avant de chercher des solutions high-tech ?

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, cette tendance à automatiser les processus de recrutement rappelle les dérives autoritaires où la technologie est utilisée pour contrôler plutôt que pour servir. Les États-Unis, par exemple, ont vu une militarisation croissante de leur force de travail, où l’IA est souvent utilisée pour surveiller et gérer les employés, plutôt que pour les soutenir.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, nous pourrions assister à une armée de l’Air et de l’Espace qui, au lieu de rassembler des individus motivés, se contente de traiter des données. Une évolution qui pourrait bien se transformer en révolution… mais pas celle que l’on espérait.

Sources

Source : www.leparisien.fr

Emploi : l’armée de l’Air et de l’Espace mise sur l’IA pour recruter
Visuel — Source : www.leparisien.fr
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