Marathon de Rotterdam – Dorian Boulvin devant Koen Naert : « c’est un honneur. Il a inspiré toute une génération »

Une progression constante

Depuis son premier marathon en 2020, le Binchois d’origine a pris le temps de franchir les étapes. Prenant même du recul par rapport à une distance tellement exigeante pour mieux y revenir. Car il se sait taillé pour exprimer pleinement son potentiel sur le 42,195 km.

« Il y a dix ans, si on m’avait dit que je parviendrais à réaliser un jour un tel chrono, je n’y aurais jamais cru. Cependant, les barrières reculent aussi vite que je les passe dans cette discipline. Aujourd’hui, faire 2h15 ne permet plus de rêver. Et l’explication ne vient pas que des chaussures. Les mentalités ont changé. Les athlètes ont une approche très professionnelle, avec une attention sur chaque détail. Ce qui tire finalement tout le monde vers le haut. »

Dorian Boulvin.Dorian Boulvin.
Dorian Boulvin. ©Jordi Saragossa/Asics Running

Pour Rotterdam, Dorian Boulvin a poussé son corps jusqu’à assimiler 200 bornes par semaine au plus haut de sa préparation. « J’ai fait plusieurs semaines entre 185 et 190 km. » Sans négliger le moindre détail à côté. « J’essaye chaque jour d’avoir minimum 9 heures de sommeil par exemple, témoigne-t-il. À cela s’ajoutent deux séances de musculation par semaine, des étirements chaque soir ou une visite hebdomadaire chez le kiné. J’ai même aménagé chez moi une pièce avec une tente qui simule l’altitude et où je dors parfois, avec ma compagne, durant quelques semaines. »

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Les Jeux en tête

Le cap des 2h10, si symbolique soit-il, n’est pas un aboutissement pour Dorian Boulvin. Qui depuis qu’il a basculé vers le marathon, a mis les Jeux de Los Angeles de 2028 dans son viseur. Pour en être, il devra sans doute courir plus vite. En 2024, les minima belges avaient été fixés à 2h08.10.

« On ne connaît pas encore les critères. On ne sait pas ce que la Belgique va faire. Avec 2h09, à l’Euro, tu peux y aller pour jouer un top 8. C’est donc aussi un choix politique de la Belgique. Est-ce qu’il faudra courir plus vite que 2h09 pour aller aux Jeux ? Oui. Faire 2h06 ? Je ne pense pas. Il me faudra surtout être dans les trois meilleurs Belges. Le fait d’avoir terminé 2e Belge à Rotterdam, derrière l’intouchable Bashir (Abdi) mais devant quelqu’un comme Koen Naert qui m’a toujours inspiré, me donne confiance pour la suite. »

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Dorian Boulvin : le marathonien qui court plus vite que les promesses politiques

Dorian Boulvin, un athlète belge, pulvérise les barrières du marathon, mais pendant ce temps, les décideurs politiques semblent toujours en train de faire du surplace.

Depuis son premier marathon en 2020, Dorian Boulvin a su faire preuve d’une progression constante, s’élevant au rang d’athlète d’élite. Il a même pris le temps de prendre du recul pour mieux revenir, conscient que le 42,195 km est un défi exigeant. Mais pendant que Boulvin repousse ses limites, les politiques belges semblent se contenter de promesses vides. « Il y a dix ans, si on m’avait dit que je parviendrais à réaliser un jour un tel chrono, je n’y aurais jamais cru », déclare-t-il, tout en soulignant que « faire 2h15 ne permet plus de rêver ». Une belle métaphore pour décrire l’état des politiques sportives belges, n’est-ce pas ?

Ce qui se passe réellement

Boulvin a assimilé jusqu’à 200 km par semaine dans sa préparation pour le marathon de Rotterdam, tout en jonglant avec des séances de musculation et des visites chez le kiné. « J’essaye chaque jour d’avoir minimum 9 heures de sommeil », témoigne-t-il. Pendant ce temps, les décideurs politiques, eux, semblent dormir sur leurs lauriers, incapables de définir des critères clairs pour les Jeux de Los Angeles 2028. « On ne connaît pas encore les critères. On ne sait pas ce que la Belgique va faire », dit-il, soulignant l’incertitude qui règne dans le milieu.

Pourquoi cela dérange

La contradiction est flagrante : alors que Boulvin s’engage à fond dans son sport, les politiques belges semblent hésiter à s’engager pour soutenir leurs athlètes. Les minima pour les Jeux de 2024 sont fixés à 2h08.10, mais qui sait si cela sera suffisant ? « C’est donc aussi un choix politique de la Belgique », précise Boulvin. Une belle manière de rappeler que les décisions politiques peuvent avoir des conséquences directes sur les performances sportives.

Ce que cela implique concrètement

Les athlètes comme Boulvin se battent pour atteindre des sommets, mais sans un soutien clair de la part des autorités, leurs efforts peuvent être vains. Le fait qu’il ait terminé deuxième Belge à Rotterdam, derrière l’intouchable Bashir Abdi, mais devant Koen Naert, montre qu’il a le potentiel, mais il lui faut aussi un cadre politique solide pour réussir.

Lecture satirique

Il est ironique de voir un athlète se battre pour des résultats concrets, tandis que les politiques se perdent dans des discours creux. Les promesses de soutien aux athlètes sont aussi solides qu’un coureur qui ne s’entraîne pas : elles ne mènent nulle part. « Est-ce qu’il faudra courir plus vite que 2h09 pour aller aux Jeux ? Oui », conclut Boulvin. Une question qui devrait faire réfléchir ceux qui sont censés soutenir les talents du pays.

Effet miroir international

En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec d’autres pays où les athlètes se battent contre des systèmes politiques autoritaires. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les sportifs doivent souvent naviguer dans des eaux troubles, entre promesses non tenues et pressions politiques. Boulvin, en ce sens, est un symbole de la lutte pour la reconnaissance et le soutien, un combat qui résonne bien au-delà des frontières belges.

À quoi s’attendre

Si les tendances actuelles se poursuivent, on peut s’attendre à ce que les athlètes belges continuent de briller sur la scène internationale, mais seulement s’ils reçoivent le soutien qu’ils méritent. La balle est dans le camp des décideurs politiques, qui doivent choisir entre des promesses vides et un véritable engagement envers leurs athlètes.

Sources

Source : www.dhnet.be

Dorian Boulvin fait tomber la barrière des 2h10 :'Un rêve qui se réalise'
Visuel — Source : www.dhnet.be
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