
Un satellite franco-indien pour surveiller l’eau sur Terre en 2027
En 2027, un satellite franco-indien, nommé TRISHNA, sera mis en orbite pour mesurer la température de la surface terrestre et évaluer le contenu en eau. Cette mission vise à soutenir divers secteurs, notamment l’agriculture, l’agroforesterie, l’hydrologie, la micrométéorologie urbaine et la biodiversité.
« Trishna » signifie « soif » en sanscrit, un nom approprié pour un satellite qui aidera à détecter le stress hydrique des écosystèmes et à optimiser l’utilisation de l’eau en agriculture, particulièrement dans le contexte du changement climatique. TRISHNA, acronyme de Thermal InfraRed Imaging Satellite for High-resolution Natural resource Assessment, sera capable de mesurer la température des surfaces terrestres et côtières tous les trois jours, avec une résolution de 60 mètres.
Le projet est né d’une coopération entre le Centre national d’études spatiales français (CNES) et l’Indian Space Research Organisation (ISRO). Cette collaboration répond à un besoin croissant de surveiller et gérer les ressources en eau, alors que le changement climatique et la pression anthropique modifient rapidement notre environnement.
Actuellement, 70 % des réserves d’eau douce sont utilisées pour l’agriculture, 25 % pour l’industrie et le reste pour les usages domestiques. La mission TRISHNA a été conçue pour étudier spécifiquement le stress hydrique des écosystèmes naturels et agricoles, ainsi que l’hydrologie côtière et continentale.
La température de surface est un indicateur clé de la « soif » des végétaux, car l’eau s’évapore et refroidit la surface. Les détecteurs de TRISHNA seront calibrés pour mesurer l’énergie émise par diverses surfaces, permettant ainsi d’évaluer la température et, par conséquent, l’utilisation de l’eau par la végétation.
Cette mission renforcera la coopération spatiale entre la France et l’Inde, qui remonte aux années 1960, et pourrait conduire à des avancées significatives dans la gestion de l’eau, essentielle pour faire face aux défis environnementaux actuels.
Source principale : CNES.



