L’Allemagne s’impose en Algérie : pendant ce temps, la France cherche encore son cap!
Le fait principal
Alors que la France voit sa présence en Algérie s’effondrer, l’Allemagne s’impose comme un nouvel acteur incontournable sur le marché algérien, renforçant ses investissements dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, l’automobile et la pharmacie.
Ce qui s’est passé
Lors de la visite d’État historique du président algérien Abdelmadjid Tebboune à Berlin en juillet dernier, les deux pays ont signé 31 contrats et mémorandums d’entente, marquant un tournant décisif dans leurs relations économiques. Les échanges commerciaux entre l’Algérie et l’Allemagne ont presque doublé, atteignant 3 milliards de dollars en 2025, plaçant l’Allemagne au rang de 4e fournisseur de l’Algérie.
Le contexte
La France, longtemps perçue comme le partenaire privilégié de l’Algérie, connaît un déclin alarmant. Entre août 2025 et juillet 2026, les échanges entre les deux pays ont chuté à 8,6 milliards d’euros, contre 11,2 milliards en 2024. Cette tendance s’accompagne de la faillite de 600 entreprises françaises en 2025, conséquence directe d’une crise diplomatique entre Alger et Paris.
Les chiffres à retenir
- Échanges économiques entre l’Algérie et l’Allemagne : 3 milliards de dollars en 2025.
- Échanges entre la France et l’Algérie : 8,6 milliards d’euros entre août 2025 et juillet 2026.
- Faillites d’entreprises françaises en 2025 : 600.
Ce que cela révèle
La montée en puissance de l’Allemagne en Algérie souligne une réalité amère pour la France : son influence s’estompe. Pendant que l’Allemagne renforce ses partenariats, la France se débat avec une image ternie, exacerbée par des tensions politiques internes et une montée de l’extrême droite. En effet, dans un contexte où l’algérophobie et les discours xénophobes gagnent du terrain, la France semble de plus en plus déconnectée des réalités économiques algériennes.
Ce qu’il faut retenir
La dynamique actuelle entre l’Algérie et l’Allemagne illustre un repositionnement géopolitique majeur. Tandis que la France recule, l’Allemagne avance ses pions, mettant en lumière les failles d’une politique extérieure française en crise. La route vers une coopération renouvelée semble pavée de défis pour Paris, alors qu’Alger se tourne résolument vers de nouveaux horizons.
Sources : TSA Algérie, Institut Montaigne.
