
Espace : l’Afrique peut-elle rattraper la course à la Lune après Artémis II ?
L’amerrissage d’Artemis II relance la conquête lunaire, marquant une étape historique dont l’Afrique est pour l’instant absente. Toutefois, le continent, avec la création de sa nouvelle Agence spatiale, semble déterminé à accélérer sa propre révolution orbitale. La question se pose : l’Afrique peut-elle s’imposer dans cette nouvelle ère spatiale, marquée par des enjeux de souveraineté, de dépendance face au New Space et de retombées concrètes ?
La récente mise en place de l’Agence spatiale africaine (African Space Agency) en 2018 a pour objectif de coordonner les efforts des pays africains dans le domaine spatial. Ce développement s’inscrit dans un contexte où plusieurs nations du continent investissent dans des technologies spatiales pour répondre à des défis locaux, notamment en matière d’agriculture, de climat et de gestion des ressources.
Sékou Ouédraogo, président de l’African Aeronautics & Space Organisation, souligne l’importance de ces initiatives pour renforcer l’autonomie technologique de l’Afrique. Il met en avant les projets en cours, tels que le lancement de satellites d’observation de la Terre, qui visent à améliorer la gestion des ressources naturelles et à apporter des solutions aux problèmes environnementaux.
En termes de données, selon un rapport de l’Union Africaine, les investissements dans le secteur spatial en Afrique ont augmenté de 20 % entre 2015 et 2020, illustrant l’intérêt croissant pour les technologies spatiales. Cependant, le continent reste largement dépendant des technologies et des financements étrangers, notamment des États-Unis et de l’Europe, pour développer ses capacités.
La conséquence directe de cette dynamique pourrait être une montée en puissance de l’Afrique dans le domaine spatial, à condition que les pays africains collaborent et investissent davantage dans leurs propres projets. La course à la Lune, relancée par Artemis II, pourrait ainsi offrir à l’Afrique une opportunité unique de se positionner dans le paysage spatial mondial.
Source : France 24






