
La vermée : une technique infaillible pour la pêche de l’anguille
Les températures actuelles étant propices à la pêche de l’anguille, Bruno Garcia partage les secrets d’une méthode peu courante mais efficace : la vermée.
Les conditions météorologiques actuelles, bien que moins idéales qu’espérées pour un 9 mai, sont favorables à l’activité des anguilles. Selon Garcia, ces températures modérées rendent les poissons plus actifs qu’en période de forte chaleur. De plus, l’arrivée de la lune noire, combinée à des eaux fraîches, est un facteur favorable pour cette pêche.
Il est important de noter que la pêche de l’anguille est réglementée. Les pêcheurs de loisir ne peuvent plus exercer cette activité en milieu maritime et doivent ranger leurs lignes une demi-heure après le coucher du soleil en eau douce.
La technique de la vermée consiste à créer une boule de vers de terre fixée à une cordelette, le tout monté sur une canne rigide de trois mètres, souvent improvisée avec un morceau de bambou. Cette méthode, qui ne nécessite pas d’hameçon, est l’une des rares pratiques encore utilisées pour la pêche de l’anguille.
Pour mettre en œuvre cette technique, il faut environ 25 à 30 vers de terre, souvent appelés « vers canadiens », disponibles chez les détaillants d’articles de pêche. La préparation implique de coudre les vers sur un coton à repriser, formant une boule de la taille d’un œuf de poule, qui est ensuite fixée à la ligne.
Une fois la ligne prête, un flotteur de 30 à 50 grammes est recommandé, sans hameçon, et il est conseillé de pêcher dans des profondeurs faibles, de 60 cm à 1,20 m maximum. Au moment de la touche, il est essentiel de relever la canne avec autorité pour éviter que l’anguille ne s’échappe.
Cette technique, bien que rudimentaire, pourrait séduire les pêcheurs en quête d’authenticité et d’efficacité.
Source : Article de Bruno Garcia sur la pêche à l’anguille.






