La Suisse perd 800 fermes par an : l’agriculture souffre pendant que le RN rêve de prospérité.
La Suisse perd ses fermes : un cri d’alarme dans le monde agricole
La Suisse a perdu plus de 800 exploitations agricoles en 2025, selon l’Office fédéral de la statistique. Un chiffre qui ne fait qu’illustrer un drame silencieux, celui de la vie paysanne, où les acteurs principaux, comme Athos, Marlène et Léonard, témoignent de leurs luttes quotidiennes contre un système qui semble les abandonner.
Ce qui s’est passé
Athos, 70 ans, retraité, a repris le domaine familial avec une promesse de vie stable, mais aujourd’hui, il se rend compte qu’il a « prostitué » son savoir-faire pour des miettes, vendant son lait à cinquante centimes. Léonard, jeune agriculteur, a quitté une carrière prometteuse dans l’économie pour embrasser un métier où il est désormais en concurrence avec ceux qui héritent. Marlène, quant à elle, se bat non seulement pour faire vivre sa ferme, mais aussi pour s’imposer dans un milieu où la tradition veut que le tracteur soit réservé à son frère. Ces témoignages révèlent une réalité amère : la profession agricole est devenue un mode de vie désenchanté.
Le contexte
Le secteur agricole suisse, autrefois florissant, est aujourd’hui en crise. La fermeture des fermes entraîne non seulement une perte de savoir-faire, mais aussi un isolement croissant des agriculteurs. Autrefois, les laiteries étaient des lieux de rencontre ; aujourd’hui, les paysans ne croisent plus que le chauffeur du camion de collecte. L’agriculture, qui devrait être un pilier de la société, est en train de se transformer en un combat solitaire.
Les chiffres à retenir
En 2025, la Suisse a enregistré la perte de plus de 800 exploitations agricoles. Selon l’Office fédéral de la statistique, seulement 8,1 % des exploitations sont dirigées par des femmes, un chiffre qui illustre la lente évolution des mentalités dans un secteur profondément ancré dans des traditions patriarcales.
Ce que cela révèle
Les discours politiques sur la revitalisation de l’agriculture sont souvent en décalage avec la réalité du terrain. Le RN et l’extrême droite veulent donner l’image d’une France rurale florissante, mais les chiffres et les témoignages des agriculteurs racontent une tout autre histoire. Comment peuvent-ils promouvoir un retour aux racines tout en laissant les paysans se noyer sous les dettes et les contraintes administratives ? La contradiction est criante. La réalité est que les promesses de soutien à l’agriculture ne se traduisent pas sur le terrain, laissant les agriculteurs dans une précarité alarmante.
Ce qu’il faut retenir
La crise agricole en Suisse est un révélateur des contradictions d’un système qui valorise les chiffres au détriment des hommes et des femmes qui nourrissent le pays. Derrière chaque ferme disparue, il y a des vies, des rêves et un savoir-faire qui se perd. Il est temps de redéfinir la valeur de l’agriculture et de soutenir ceux qui, comme Athos, Marlène et Léonard, choisissent de vivre de cette passion malgré les défis colossaux.
Source : Luigi Marra / RTS
