La Sécurité sociale de l’alimentation ne compte pas rester sur sa faim en Gironde
Depuis deux ans, près de 400 Girondins testent une Caisse commune de l’alimentation. Ce dispositif, initialement soutenu par plusieurs collectivités locales, dont le Département de la Gironde et la mairie de Bordeaux, doit désormais principalement compter sur les cotisations des participants pour poursuivre son expérimentation. Les résultats obtenus sont jugés très positifs, incitant les membres à rechercher des financements privés et à militer pour une généralisation de ce modèle.
Soazic, habitante de Labescau, fait partie des pionnières de cette initiative. Elle a été sélectionnée lors d’un tirage au sort des participants en mars 2024. Aujourd’hui, elle est toujours adhérente de la caisse locale de l’alimentation du Sud Gironde, l’une des quatre mises en place dans le département, aux côtés de celles du Pays Foyen, de Bègles et de Bordeaux Nord.
L’expérience de Soazic illustre l’impact de cette aide. Ancienne éleveuse de brebis, elle se souvient : « Cela m’a beaucoup aidé car, avec mon ex-mari, nous étions tous les deux au RSA et nous devions aller aux Restos du cœur. L’allocation m’a permis de me nourrir en choisissant des produits plus conformes à mon éthique alimentaire. » Lors de la première année d’existence de la caisse, Soazic et son compagnon ont perçu 225 euros par mois, répartis en 150 euros pour elle-même et 75 euros pour les autres membres de son foyer. Cette allocation est reversée en MonA, une monnaie alimentaire utilisable uniquement chez des producteurs locaux et commerçants conventionnés.
À l’heure actuelle, les participants à cette caisse cherchent à pérenniser le dispositif et à en élargir l’accès. Leur démarche s’inscrit dans un contexte plus large de recherche de solutions innovantes pour garantir la sécurité alimentaire, un enjeu crucial à l’échelle nationale.
Source : Rue89 Bordeaux.





