
ELSANA ADZEMOVIC / Hans Lucas via AFP
Image d’illustration : affiches de la campagne municipale 2026 à Lyon
À l’approche des élections municipales, les enfants peuvent poser une question simple mais révélatrice : « Lui, c’est un gentil ou un méchant ? ».
Cette question, bien que naïve, met en lumière la façon dont les enfants appréhendent le monde. Ils ont tendance à catégoriser les comportements en bien et en mal, rendant difficile la compréhension des nuances et des motivations sous-jacentes.
D’après Lucie Rose, docteure en psychologie à l’université Lumière Lyon 2, les enfants commencent à développer une préférence pour les actions « bonnes » dès l’âge de deux ans. À trois ou quatre ans, ils peuvent exprimer des jugements moraux simples, comme l’idée que taper est mal et consoler est bien, influencés par l’exemple des adultes qui les entourent.
À partir de six ou sept ans, leur raisonnement devient plus complexe, leur permettant de nuancer leurs jugements. Cependant, cette capacité à comprendre les intentions d’autrui et les conséquences de leurs actions se développe progressivement et est influencée par leurs expériences et l’éducation reçue.
Il est essentiel pour les parents d’accompagner cette évolution. Lucie Rose conseille d’engager les enfants dans des discussions sur des situations sociales, en leur posant des questions ouvertes pour les aider à réfléchir. Par ailleurs, les œuvres culturelles récentes, comme le film Vice-versa, montrent que les réalités ne sont pas toujours manichéennes, ce qui peut également favoriser cette compréhension nuancée.
La manière dont les enfants perçoivent l’actualité et la politique est également un sujet de préoccupation. Les adultes doivent fournir des informations adaptées à leur niveau de maturité, tout en évitant de projeter leurs propres opinions, afin de les rassurer et de les guider dans leur compréhension du monde.
Source : HuffPost.




