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Journée mondiale des abeilles : en Guadeloupe, des insectes essentiels mais menacés
L’archipel de la Guadeloupe abrite 24 espèces d’abeilles sauvages indigènes, parmi lesquelles se trouve la Mélipone de Guadeloupe, une abeille sans dard classée menacée et strictement protégée. Ces abeilles jouent un rôle crucial dans l’écosystème local, car près de 70 % des cultures dépendent de leur pollinisation, allant des fruits tropicaux aux plantes médicinales.
Cependant, plusieurs espèces d’abeilles sont considérées comme rares et menacées en raison de la fragmentation croissante de leurs habitats. La production de miel, quant à elle, est gérée par environ 130 apiculteurs, dont 50 professionnels, avec une production annuelle estimée entre 80 et 100 tonnes de miel, souvent primé dans des concours agricoles.
Les menaces pesant sur ces pollinisateurs sont multiples : l’utilisation de pesticides, la déforestation, le changement climatique, et le petit coléoptère de la ruche, un ravageur qui affaiblit les colonies dans toute la Caraïbe.
Chiffres de l’apiculture en Guadeloupe
Chaque année, environ 380 tonnes de miel sont consommées en Guadeloupe, plaçant l’archipel parmi les plus gros consommateurs de ce produit naturel. Toutefois, la production locale ne couvre pas cette demande. Avec environ 7 500 à 9 000 ruches sur le territoire, la filière guadeloupéenne ne produit qu’environ 120 tonnes de miel, soit moins de 30 % des besoins. Le reste est donc importé pour répondre à la demande locale.
Ces enjeux soulignent l’importance de protéger les abeilles et leur habitat pour garantir la pérennité des cultures et de l’apiculture en Guadeloupe.
Source : La1ere.franceinfo



