Comment envisager un futur désirable ?
Une récente initiative au Musée d’art et d’histoire (MAH) de Genève a mis en lumière l’importance de la narration spéculative pour repenser notre avenir. Cet atelier, animé par Giulia Angrisani, anthropologue et réalisatrice, a proposé aux participants de se décentrer et d’adopter le point de vue d’objets d’art ou de personnages secondaires sur des œuvres. Cela permet de raconter ce que l’on observe et d’explorer notre identité et notre histoire.
Ce type d’exercice, organisé par l’association Least, vise à réinventer les métiers des arts et de la culture dans un contexte de transition écologique et sociale. Angrisani souligne que la narration spéculative est un outil puissant pour libérer notre imagination et envisager des futurs alternatifs, en encourageant une réflexion collective sur les défis contemporains.
En France, la prise de conscience des enjeux environnementaux et sociaux pousse de plus en plus de citoyens à s’engager dans des démarches de transition. Selon une étude de l’INSEE, en 2021, près de 70 % des Français se déclaraient préoccupés par les questions environnementales, un chiffre en constante augmentation.
Cette dynamique révèle un besoin croissant de repenser notre rapport à la culture et à l’environnement. Les ateliers comme celui du MAH ouvrent des espaces de dialogue et de créativité, essentiels pour envisager un futur désirable.
Source : Musée d’art et d’histoire, INSEE.



