
Le 8 septembre 1979, à Paris, le corps de Jean Seberg, actrice emblématique de la Nouvelle Vague, est découvert dans une voiture garée rue du Général-Appert, dans le 16e arrondissement. Âgée de 40 ans, sa mort met fin à plusieurs jours d’inquiétude.
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Une vie marquée par des relations tumultueuses
Jean Seberg est née le 13 novembre 1938 à Marshalltown, Iowa. Sa carrière débute à 17 ans avec le film Sainte Jeanne, mais c’est en 1960, avec À bout de souffle de Jean-Luc Godard, qu’elle devient une figure emblématique du cinéma français. En 1961, elle rencontre l’écrivain Romain Gary, dont elle a un fils, Alexandre Diego, en 1962. Leur mariage, célébré en 1962, prend fin en 1970.
Seberg s’engage alors pour la cause noire aux États-Unis, soutenant financièrement les Black Panthers, ce qui attire l’attention du FBI. En 1970, une rumeur, alimentée par le FBI, prétend que l’enfant qu’elle porte est celui d’un membre des Black Panthers, provoquant un choc émotionnel qui la conduit à une naissance prématurée et à la perte de sa fille, Nina Hart Gary.
Après Gary, elle épouse Dennis Berry en 1972, mais le couple se sépare en 1976. À la fin de sa vie, elle est liée à Ahmed Hasni, une relation souvent décrite comme violente.
Les circonstances de sa mort
Jean Seberg disparaît le 30 août 1979. Son corps est retrouvé dans sa Renault, avec des barbituriques, une bouteille d’eau vide et une lettre adressée à son fils, où elle écrit : “Pardonne-moi. Je ne peux plus vivre avec mes nerfs.” Initialement, sa mort est considérée comme un probable suicide, lié à l’absorption de barbituriques et d’alcool.
Les analyses révèlent une concentration d’alcool de 8,2 g par litre de sang, ce qui soulève des questions, car cette quantité aurait pu la rendre comateuse, rendant improbable qu’elle soit entrée seule dans la voiture. Aucun alcool n’est retrouvé dans l’habitacle, ce qui conduit les enquêteurs à envisager la présence d’un tiers et à ouvrir une enquête pour “non-assistance à personne en danger” contre X.
Romain Gary et les accusations contre le FBI
Peu après la découverte du corps, Romain Gary organise une conférence de presse où il accuse le FBI d’avoir détruit psychologiquement Jean Seberg par une campagne de calomnies. En juin 1980, il se constitue partie civile dans l’enquête ouverte contre X.
La thèse du suicide est finalement retenue, mais des zones d’ombre persistent concernant les circonstances exactes de sa mort.
Jean Seberg repose au cimetière du Montparnasse à Paris, où son tombeau reste un symbole des tragédies qui ont marqué sa vie.
Source : Actu.fr






