
DNS4EU contraint par la justice française de bloquer des sites de streaming illégaux
Le tribunal judiciaire de Paris a récemment ordonné à DNS4EU, le résolveur DNS public lancé par l’Union européenne, de bloquer l’accès à 37 domaines de streaming illégal. Ces sites étaient principalement impliqués dans la diffusion de contenu piraté lié aux événements sportifs tels que le MotoGP et la Formule 1. La décision, rendue le 17 avril 2026, s’appuie sur l’article L.333-10 du Code du sport, qui vise à contrer le piratage sportif en ciblant les intermédiaires techniques. Whalebone, l’entreprise opérant DNS4EU, n’ayant pas comparu à l’audience, le jugement a été prononcé par défaut.
Depuis plusieurs mois, la justice française impose des blocages non seulement aux fournisseurs d’accès internet, mais également aux grands résolveurs DNS comme Google et Cloudflare, ainsi qu’à plusieurs VPN. Cette stratégie vise à compliquer l’accès aux contenus piratés en s’attaquant à l’ensemble de la chaîne technique. Malgré son statut européen, DNS4EU ne fait pas exception à cette tendance.
Bien que ces mesures soient destinées à protéger les droits des diffuseurs officiels, elles soulèvent des interrogations sur la neutralité du net et l’efficacité des blocages. De nombreux utilisateurs peuvent contourner ces restrictions en changeant de résolveur DNS ou en utilisant un VPN. Actuellement, DNS4EU continue d’offrir ses services, mais cet épisode illustre que même les initiatives de souveraineté numérique en Europe doivent composer avec les décisions judiciaires nationales.
Source : Tribunal judiciaire de Paris






