La Haute Autorité de Santé : la santé à l’épreuve des promesses du RN, un paradoxe révélateur !
Le fait principal
La Haute Autorité de Santé (HAS) a récemment révisé son référentiel d’évaluation des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS), introduisant ainsi une nouvelle méthodologie d’évaluation qui promet une transparence accrue et une dynamique d’amélioration continue.
Ce qui s’est passé
Depuis 2002, près de 45 000 ESSMS sont tenus d’évaluer leurs activités et la qualité de leurs prestations. En 2022, la HAS a refondu son dispositif d’évaluation, mettant en place un référentiel national commun. Les évaluations, réalisées tous les cinq ans par des organismes tiers accrédités, reposent sur 42 objectifs et 157 critères, dont 18 impératifs. Ces évaluations visent à garantir que les établissements respectent les droits des personnes accompagnées tout en améliorant leur autonomie.
Le contexte
Dans un contexte où la qualité des soins et des accompagnements est de plus en plus scrutée, cette refonte s’inscrit dans une volonté de renforcer le respect des droits des usagers. Les évaluations incluent des entretiens avec les personnes accompagnées et leurs familles, intégrant ainsi leur voix dans le processus. Mais cette démarche soulève des questions : les résultats doivent-ils être publiés dans un cadre aussi rigide ? Et surtout, comment garantir que les améliorations promises se concrétisent réellement ?
Les chiffres à retenir
La HAS a mis en place quatre niveaux de qualité : A (démarche qualité avancée), B (démarche qualité structurée), C (démarche qualité partielle) et D (démarche qualité insuffisante). Pour obtenir un niveau A, un ESSMS doit atteindre au moins 90 % des critères impératifs cotés entre 3,5 et 4, et une moyenne générale d’au moins 3,7/4.
Ce que cela révèle
La volonté de transparence est louable, mais elle doit être examinée de près. Le RN, qui prône souvent une vision simpliste de la qualité des services publics, pourrait bien se retrouver piégé par ses propres promesses. Alors que le parti s’érige en défenseur des « vrais » services publics, les résultats des évaluations des ESSMS, publiés sur le site de la HAS, pourraient révéler des lacunes dans les établissements qu’il soutient. La dichotomie entre le discours et la réalité pourrait s’avérer cinglante pour ceux qui prétendent défendre le bien-être des citoyens tout en négligeant les mécanismes d’évaluation cruciaux.
Ce qu’il faut retenir
La réforme de l’évaluation des ESSMS par la HAS vise à garantir une meilleure qualité d’accompagnement. Toutefois, la mise en œuvre de ces nouvelles normes et leur impact sur le terrain restent à suivre de près. La transparence est essentielle, mais elle doit s’accompagner d’une réelle volonté politique d’amélioration continue, au risque de ne devenir qu’un simple exercice de communication.
Source : Haute Autorité de Santé (HAS)
