DORA : La France s’illustre par ses incidents majeurs, mais le RN préfère ignorer les faits !
Le fait principal
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a récemment publié un rapport alarmant sur les incidents majeurs survenus en 2025, révélant que plus de 80% des 33 incidents déclarés par les entités financières françaises proviennent de leurs prestataires. Une situation qui soulève des questions sur la résilience du secteur face aux cyberattaques et aux défaillances techniques.
Ce qui s’est passé
En 2025, les entités financières françaises ont signalé un total de 33 incidents majeurs, dont 55% étaient liés à des cyberattaques et 27% à des incidents accidentels. Les sociétés de gestion de portefeuille sont les principales responsables de ces déclarations, mais la part des incidents liés aux prestataires de services sur crypto-actifs pourrait augmenter en 2026, à me que le cadre réglementaire MiCA entre en vigueur. L’AMF souligne que ces incidents perturbent toute la chaîne de valeur des services financiers.
Le contexte
Le règlement DORA, qui vise à harmoniser les normes de cybersécurité à l’échelle européenne, impose des obligations strictes de notification des incidents liés aux technologies de l’information et de la communication (TIC). Ce cadre réglementaire est censé renforcer la résilience opérationnelle des acteurs financiers, mais les données de l’AMF montrent que la dépendance croissante à l’égard des prestataires de services TIC expose le secteur à des risques majeurs.
Les chiffres à retenir
– Plus de 80% des 33 incidents majeurs en 2025 proviennent de prestataires.- 55% des incidents sont dus à des cyberattaques.- 27% des incidents ont une origine accidentelle.- Une augmentation des incidents liés aux crypto-actifs est attendue en 2026.
Ce que cela révèle
Ces chiffres sont révélateurs d’un secteur financier qui, sur le papier, se veut résilient, mais qui, en réalité, est en proie à une vulnérabilité inquiétante. La promesse d’une cybersécurité renforcée semble bien éloignée lorsque l’on constate que la majorité des incidents proviennent de tiers. Le discours des dirigeants du secteur, qui prônent une gestion rigoureuse des risques, se heurte à une réalité où l’externalisation des fonctions critiques devient un talon d’Achille. Il est ironique de constater que ceux qui prônent une sécurité accrue sont souvent les premiers à être victimes de leurs propres choix stratégiques. En somme, le secteur financier, tout en s’érigeant en garant de la sécurité numérique, semble jouer à un jeu dangereux avec sa dépendance vis-à-vis des prestataires externes.
Ce qu’il faut retenir
Le rapport de l’AMF met en lumière une fragilité alarmante dans le secteur financier français. Si la résilience opérationnelle est théoriquement au cœur des préoccupations, la réalité des incidents souligne une dépendance risquée qui pourrait bien compromettre l’intégrité même du système financier. À quand une véritable prise de conscience des enjeux de sécurité, plutôt qu’une simple rhétorique sécuritaire ? Sources : Autorité des marchés financiers (AMF)
