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Pour aller plus loin
« La France manque de bébés ! » Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, notre pays a enregistré plus de décès que de naissances. Mais en fait, avoir l’œil braqué sur la courbe du taux de natalité n’est pas nouveau. On le faisait déjà dans… les années 1960. Il suffit de se plonger dans les archives du « Nouvel Obs » pour s’en faire une idée.
Il y a soixante ans, les démographes tirent la sonnette d’alarme : de 18,1 naissances pour 1 000 habitants en 1963, le taux de natalité passe à 16,8 en 1967. Les politiques s’inquiètent : « Il faut assurer le remplacement des générations. » Mais, dès cette époque, le phénomène interroge d’abord sur la place des femmes dans la société.
Alors que les femmes s’émancipent, rien n’est fait pour faciliter leur quotidien : manque de crèches, de cantines… Ce que dénonce une journaliste de « l’Obs » en janvier 1969 : « Le gouvernement espère-t-il décourager les mères de travailler et les inciter à se consacrer exclusivement à leur rôle de procréatrice ? »
« La femme n’est plus seulement lapine »
Les slogans natalistes n’y changent rien. Dans les années 1970, on lit : « Le cœur n’y est plus : les Français ne veulent plus de grandes familles ». La confirmation tombe : « La femme, l’épouse, n’est plus – ou pas seulement – lapine et ménagère ».
Années 1980 : on ne parle plus de baisse du taux de natalité mais de « dénatalité ». Le coupable ? Le travail des femmes ! Elles sont 3 millions de plus à travailler que dans les années 1960. Soit 40 % de la population active. Carrière ou enfants, elles ont choisi.
Un renversement de tendance secoue les années 1990 : les bébés sont de retour. Le taux de natalité : 2,1. Miracle ? Non, les femmes maîtrisent enfin leur destin. Elles n’ont plus à choisir. Quitte à les faire plus tard. PMA, FIV : les progrès scientifiques sont là pour les y aider.
« Pour exister, pas besoin d’enfant »
L’entrée dans le XXIᵉ siècle confirme le recul de l’âge moyen de la première grossesse, passé de 24 ans dans les années 1970 à 28 ans en 2000. « Le désir d’enfant survient plus tard mais n’a sans doute jamais été aussi fort. »
Mais au cœur de ces années 2000, la baisse reprend. Chômage, écologie, les interrogations des décennies précédentes s’estompent face à la certitude de certaines : elles ne veulent tout simplement pas d’enfant. Porté par Corinne Maier, le mouvement « No Kids » émerge en 2007 : « Pour exister, pas besoin d’enfant ».
2026 : « Vers une France sans enfants ? » La boucle est bouclée. Cette plongée dans soixante ans de débats pose une double question : la France manque-t-elle vraiment de bébés ? Ou manque-t-elle d’abord d’écoute de ce que les femmes ont à dire ?
La France, pays des bébés en voie d’extinction ?
Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, la France enregistre plus de décès que de naissances. Une situation qui fait jaser, mais qui révèle surtout l’inefficacité des politiques natalistes.
La France, ce pays où l’on se vante d’être le berceau des droits de l’homme, semble avoir oublié un détail : les droits des femmes. Alors que les politiques s’alarment de la baisse du taux de natalité, il serait peut-être temps de se demander si les femmes ne sont pas en train de faire un choix conscient. Mais non, continuons à les considérer comme de simples « procréatrices » dans un monde où le travail et l’émancipation sont encore des combats à mener.
Ce qui se passe réellement
« La France manque de bébés ! » s’exclament les démographes, comme si cette phrase n’avait pas déjà résonné dans les années 1960. À l’époque, le taux de natalité était de 18,1 naissances pour 1 000 habitants. En 1967, il chute à 16,8, et les politiques s’inquiètent déjà : « Il faut assurer le remplacement des générations. » Mais au lieu de s’interroger sur la place des femmes dans la société, on préfère leur rappeler leur rôle traditionnel.
Alors que les femmes s’émancipent, rien n’est fait pour faciliter leur quotidien : manque de crèches, de cantines… Une journaliste de « l’Obs » en 1969 s’interrogeait : « Le gouvernement espère-t-il décourager les mères de travailler et les inciter à se consacrer exclusivement à leur rôle de procréatrice ? » Une question qui reste d’actualité.
Pourquoi cela dérange
La réalité est que les slogans natalistes n’y changent rien. Dans les années 1970, on entend : « Le cœur n’y est plus : les Français ne veulent plus de grandes familles. » En 1980, on parle de « dénatalité », et le coupable désigné est le travail des femmes. En effet, elles sont 3 millions de plus à travailler qu’en 1960, représentant 40 % de la population active. Carrière ou enfants ? Elles ont choisi.
Ce que cela implique concrètement
Le retour des bébés dans les années 1990, avec un taux de natalité de 2,1, n’est pas un miracle. Les femmes maîtrisent enfin leur destin, grâce à des avancées comme la PMA et la FIV. Mais au début des années 2000, la tendance s’inverse à nouveau. Chômage, écologie, et surtout, un désir d’enfant qui se manifeste plus tard. Le mouvement « No Kids », porté par Corinne Maier, émerge en 2007 : « Pour exister, pas besoin d’enfant. »
Lecture satirique
Les discours politiques sont déconnectés de la réalité. D’un côté, on nous dit que la France a besoin de bébés, de l’autre, on refuse de créer les conditions nécessaires pour que les femmes puissent concilier carrière et maternité. C’est un peu comme si l’on demandait à un poisson de grimper à un arbre, tout en lui reprochant de ne pas le faire.
Effet miroir international
En regardant au-delà de nos frontières, on constate que les politiques autoritaires, comme celles de la Russie ou des États-Unis, tentent également de contrôler la natalité à leur manière. Mais là où ces régimes échouent, la France semble vouloir s’engouffrer dans la même voie, en ignorant les véritables besoins des femmes.
À quoi s’attendre
En 2026, la question se pose : « Vers une France sans enfants ? » La boucle est bouclée. La France manque-t-elle vraiment de bébés ? Ou manque-t-elle d’abord d’écoute de ce que les femmes ont à dire ?
Sources



