En finir avec les

En finir avec les « stages » de Troisième et Seconde : un appel à la réforme

Le ministre de l’Éducation nationale a affirmé que le principe des stages en milieu professionnel est essentiel pour l’égalité des chances des jeunes. Cependant, cette déclaration intervient dans un contexte préoccupant, marqué par des accidents mortels lors de ces stages d’observation. Le ministre a évoqué des mesures possibles, telles que des séquences groupées de découverte professionnelle, mais n’a pas remis en question la nécessité des stages eux-mêmes.

Les « séquences d’observation en milieu professionnel », communément appelées stages de Troisième et Seconde, sont censées remplir des fonctions variées : orientation, sensibilisation au monde du travail, et même promotion de l’armée. Il est désormais possible pour les élèves d’effectuer leur stage obligatoire dans l’armée, ce qui soulève des interrogations sur la nature de ces expériences d’apprentissage.

Le 14 avril, le ministre a renouvelé une convention avec le MEDEF, visant à promouvoir les stages en entreprise pour tous les élèves de l’enseignement secondaire. Malgré une circulaire de 2025 identifiant des problèmes de sécurité, la convention semble ignorer ces préoccupations, laissant entendre que les entreprises ne seraient pas responsables en cas d’accidents.

Cette situation est d’autant plus problématique que les stages sont souvent perçus comme des opportunités, alors qu’ils peuvent renforcer les inégalités sociales et de genre. Le SNES-FSU a déjà alerté sur les risques de travail dissimulé liés à ces stages, en particulier dans le cadre de l’enseignement obligatoire de Seconde, qui se déroule sur deux semaines en juin.

Le ministre a précisé que ces séquences ne devraient pas inclure de gestes professionnels. Toutefois, la promotion de la plateforme « Un jeune, un stage » par le ministère et le MEDEF soulève des questions sur la nature réelle de ces stages, qui peuvent parfois se traduire par du travail non rémunéré.

Malgré les alertes, le ministère et les rectorats semblent ignorer les préoccupations soulevées. La distinction entre différents types de stages est pourtant clairement établie dans la circulaire de 2025, qui détaille également les mesures de prévention des risques professionnels.

Face à cette situation, le SNES-FSU appelle les personnels éducatifs à refuser de participer à l’organisation des stages obligatoires de juin en Seconde, affirmant que ces dispositifs sont non seulement inutiles, mais potentiellement nuisibles pour les élèves.

Source : SNES-FSU

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