
La course au large, laboratoire de la transition énergétique maritime
La course au large, à l’instar de la Formule 1 pour l’automobile, s’affirme comme un terrain d’expérimentation pour de nouvelles technologies. Ces innovations, principalement développées pour les voiliers, commencent à intéresser le secteur du transport maritime, traditionnellement tourné vers des pratiques moins durables.
Avec 90 % des marchandises mondiales transportées par mer, le secteur maritime est responsable de plus d’une gigatonne de CO₂ par an, représentant près de 3 % des émissions mondiales. L’Organisation maritime internationale a fixé un objectif de neutralité carbone pour 2050, mettant ainsi les armateurs sous pression pour adopter des solutions plus écologiques.
Des projets innovants émergent, tels que l’utilisation d’ailes de kite pour tracter des tankers. En 2012, Roland Jourdain a fondé Kaïros, un bureau d’études spécialisé dans les matériaux composites et biocomposites, et a mis à l’eau le catamaran We Explore, conçu à 50 % en fibre de lin, une alternative verte au carbone.
Ces initiatives témoignent d’une volonté croissante de réduire l’empreinte carbone du transport maritime, tout en s’inspirant des avancées techniques issues de la course au large.
Source : Humanité



