
La Chine réoriente sa stratégie énergétique vers l’Afrique du Nord
Publié le : 24/04/2026 – 08:33
Modifié le : 24/04/2026 – 08:44
Avec notre correspondante à Pékin, Clea Broadhurst
La Chine modifie significativement sa politique de sécurité énergétique en réponse aux tensions croissantes au Moyen-Orient et aux incertitudes liées au détroit d’Ormuz. Pékin intensifie ses efforts pour établir des partenariats en Afrique du Nord, une région qui pourrait devenir un pilier essentiel de son approvisionnement énergétique.
Sur le terrain, cette réorientation se traduit par une accélération des projets. En Algérie, les entreprises chinoises, notamment grâce à un partenariat historique avec Sinopec, investissent dans le raffinage et des infrastructures portuaires, comme le mégaport de Cherchell, prévu pour devenir un point d’ancrage stratégique en Méditerranée.
Au Maroc, la transition énergétique est au cœur des préoccupations, avec des investissements chinois dans les batteries pour véhicules électriques, illustrés par la construction d’une giga-usine à Kénitra. Ce choix est stratégique, le royaume ayant des accords de libre-échange avec l’Union européenne et les États-Unis, facilitant l’accès des industriels chinois aux marchés occidentaux.
En Égypte, la stratégie chinoise combine production et logistique. Dans la zone du canal de Suez, des investissements sont réalisés dans le solaire et le stockage d’énergie, tout en développant une base industrielle pour l’exportation vers l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.
Cette diversification des sources d’approvisionnement est devenue urgente pour la Chine, avec l’objectif de bâtir un système énergétique plus résilient, capable de faire face aux chocs et de préparer la transition vers des énergies moins carbonées.
Source : RFI




