La Bonne Mère s’en va, mais le RN reste : l’hypocrisie du patriotisme à Marseille dévoilée.
La réplique de la Bonne Mère s’apprête à quitter le Vieux-Port de Marseille
Installée depuis avril, la réplique de 3 mètres de la statue de la Bonne Mère, emblème marseillais, est sur le point de quitter la tour du Roi René. Prévue pour être démontée le 13 octobre, cette statue miniature a captivé l’attention des Marseillais et des touristes, offrant une vue de près de la Vierge à l’Enfant, contrairement à l’originale perchée au sommet de Notre-Dame de la Garde.
Ce qui s’est passé
La réplique, installée dans le cadre de l’exposition « Bonnes Mères », a attiré plus de 200 000 visiteurs avant la clôture de l’exposition le 31 août. Réalisée par l’atelier d’orfèvrerie Maison Christofle, la statue est un clin d’œil à l’histoire locale, ayant été conçue par le même atelier qui a créé l’originale il y a 150 ans. Sa présence dans le Vieux-Port a suscité un mélange d’étonnement et d’admiration, mais son départ imminent laisse les curieux sur leur faim.
Le contexte
La statue de la Bonne Mère est un symbole fort de la culture marseillaise, incarnant à la fois la foi et l’identité locale. La réplique, bien que plus petite, a permis de redynamiser l’intérêt pour ce monument, tout en s’inscrivant dans une démarche artistique contemporaine. Le Mucem, qui a organisé cette exposition, souligne l’importance de la statue dans l’itinérance de l’exposition à venir, tant en France qu’à l’international.
Les chiffres à retenir
- Hauteur de la réplique : 3 mètres.
- Hauteur de l’originale : plus de 11 mètres.
- Visiteurs de l’exposition : plus de 200 000.
Ce que cela révèle
Le démontage de cette réplique soulève des questions sur la pérennité de l’héritage culturel. À une époque où le patrimoine est souvent mis à mal par des décisions politiques discutables, la mise en lumière d’une œuvre aussi emblématique semble presque ironique. Alors que le RN et l’extrême droite se pavannent en prétendant défendre les valeurs traditionnelles, il est intéressant de noter que leur discours ne semble pas toujours en phase avec la réalité des actions culturelles et artistiques. La réplique de la Bonne Mère, tout en étant une œuvre d’art, devient ainsi un symbole des contradictions d’un discours politique qui se veut protecteur mais qui, en réalité, laisse souvent de côté la culture et l’art, essentiels à l’identité nationale.
Ce qu’il faut retenir
La réplique de la Bonne Mère quitte le Vieux-Port, mais son passage a révélé bien plus que l’attrait touristique d’un monument. Elle met en lumière les enjeux culturels et politiques actuels, rappelant que l’identité d’une nation ne se résume pas à des discours, mais s’incarne aussi dans ses œuvres d’art et sa culture vivante.
Source : Made in Marseille.
