
Accusés d’être des « enfants-sorciers », le calvaire des « shégués » à Kinshasa
Sur un rond-point boueux de Kinshasa, des enfants en loques errent au milieu des files d’embouteillages et des pots d’échappement. Un petit garçon cire les chaussures de passants en costume, tandis que d’autres mendient sous le regard indifférent des automobilistes. Ces enfants, souvent désignés comme les « shégués », représentent une réalité préoccupante dans la capitale de la République démocratique du Congo, qui compte plus de 17 millions d’habitants.
Le phénomène des shégués est alimenté par des croyances culturelles qui stigmatisent certains enfants, les accusant d’être des « enfants-sorciers ». Cette étiquette entraîne leur abandon par leurs familles et les pousse à vivre dans la rue, souvent exposés à la violence et à l’exploitation.
Selon des organisations humanitaires, le nombre d’enfants vivant dans les rues de Kinshasa est en augmentation. Ces enfants sont souvent privés d’éducation et d’accès aux soins de santé, ce qui aggrave leur situation. En réponse à cette crise, plusieurs ONG tentent de mettre en place des programmes de réinsertion sociale, mais les défis restent nombreux.
La situation des shégués soulève des questions sur la protection des droits des enfants en République démocratique du Congo et appelle à une action concertée pour leur offrir un avenir meilleur.
Source : La Croix





