Journée mondiale sans tabac 2026 : Actions phares en Grand Est
Le 31 mai 2026, à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, le Grand Est met en lumière ses initiatives pour lutter contre le tabagisme, qui demeure la première cause de mortalité évitable en France. Le Gouvernement et les Agences Régionales de Santé (ARS) intensifient leurs efforts pour réduire le nombre de fumeurs et sensibiliser la population aux dangers du tabac.
En 2021, la région comptait 1 060 000 fumeurs quotidiens, représentant 27 % des adultes âgés de 18 à 75 ans. Bien que ce chiffre ait diminué de 200 000 fumeurs par rapport à 2017, le Grand Est reste confronté à un taux de tabagisme préoccupant, avec plus d’un quart de sa population fumant quotidiennement.
Le tabac est également un marqueur social significatif, touchant particulièrement les personnes à faibles revenus, où le taux de fumeurs s’élève à 31,9 %, contre 18,7 % chez les plus aisés. De plus, le tabagisme est plus répandu chez les jeunes, avec plus de 33 % des 18-30 ans qui fument.
Les données montrent que 58 % des fumeurs souhaitent arrêter, et 24 % ont tenté d’arrêter au cours de l’année. Encouragements notables sont à signaler chez les femmes enceintes, où le tabagisme a baissé à 12,2 % au troisième trimestre de grossesse en 2021, contre 16,3 % en 2016. En Grand Est, ce chiffre est de 14 %, en baisse par rapport à 19,8 % en 2016.
Concernant les jeunes, 20,3 % des collégiens de la région ont expérimenté le tabac, un chiffre légèrement inférieur à la moyenne nationale de 21,2 %. L’usage quotidien est quant à lui de 1,9 % dans le Grand Est, contre 2,6 % pour l’ensemble du pays.
Malgré ces avancées, la lutte contre le tabac reste une priorité pour l’ARS. Le vapotage, en pleine expansion, représente un nouveau défi : 39 % des adultes de la région ont déjà essayé la cigarette électronique, un taux qui grimpe à 61 % chez les 18-30 ans. Toutefois, l’usage quotidien de la vape ne concerne que 4 % des adultes.
Ces efforts de sensibilisation et de prévention visent à conforter les progrès réalisés tout en s’attaquant aux nouveaux défis posés par le vapotage et d’autres formes de consommation de nicotine.
Source : Agence Régionale de Santé Grand Est