
Jean-Baptiste de Franssu, le banquier du Vatican, se confie
Jean-Baptiste de Franssu, ancien président de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR), communément connue comme la banque du Vatican, a récemment achevé un mandat de près de douze ans à la tête de cette institution. Dans une interview accordée au magazine « Le Point », il a partagé son expérience et les défis auxquels il a été confronté.
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Contexte factuel
L’IOR, souvent entourée de mystère, a été fondée pour gérer les fonds du Saint-Siège et des congrégations religieuses. À son arrivée en 2014, l’institution était en crise, avec un bilan de 6 milliards d’euros et environ 120 employés. De Franssu a réussi à redresser la situation, en attirant 14 000 clients, principalement des congrégations et diocèses, tout en veillant à la conformité avec les normes internationales.
Données ou statistiques
Sous sa direction, l’IOR a généré des dividendes annuels qui sont réinvestis dans les œuvres de l’Église. Actuellement, 95 % des congrégations et diocèses ont un compte à l’IOR, bien qu’ils maintiennent également des comptes dans d’autres établissements pour diversifier leurs risques. En 2014, l’institution a fermé 5 000 comptes jugés illégaux, souvent utilisés pour des raisons d’évasion fiscale. Selon de Franssu, cela aurait entraîné une perte de 150 millions d’euros.
Conséquence directe
La gestion de l’IOR a été marquée par une volonté de transparence et de conformité, ce qui a permis de restaurer la confiance envers cette institution longtemps critiquée. La banque a été réintégrée dans le circuit financier international, une avancée significative après des années d’isolement.
Source : Le Point.




