
Je touche 4 205 € par mois de retraite : voici le métier que j’ai exercé pendant plus de 30 ans
En 2023, les retraités en France perçoivent une pension de retraite variant entre 790 euros bruts et plus de 4 000 euros par mois pour les plus élevés. Selon une analyse de l’Observatoire des inégalités, les 10 % des ménages avec les retraites les plus élevées reçoivent 17 % de l’ensemble des pensions. La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) a établi que la pension moyenne s’élève à 1 666 euros bruts, soit environ 1 541 euros nets. Les disparités entre les pensions sont attribuables à divers facteurs, notamment le régime d’affiliation des retraités. Les personnes affiliées à des régimes spéciaux, les professions libérales et les anciens travailleurs de la fonction publique de l’État bénéficient généralement des pensions les plus élevées.
Didier, âgé de 77 ans, fait partie de ces retraités privilégiés. Après plus de 30 ans de carrière en tant qu’huissier de justice, aujourd’hui désigné « commissaire de justice », il touche une pension de retraite à taux plein de 4 205 euros bruts par mois. « Je suis parti à la retraite à 65 ans, plus tard que la limite légale, car j’aimais beaucoup mon travail. À la fin de ma carrière, on m’a toutefois fait comprendre qu’il fallait que je fasse de la place aux jeunes », explique-t-il.
Didier a cotisé à la Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL) pour sa retraite de base et à la Caisse d’assurance vieillesse des officiers ministériels pour sa retraite complémentaire. Ses pensions ont été calculées selon un système de points, où chaque cotisation est convertie en points en fonction de la valeur d’achat du point, revue chaque année.
En tant qu’officier ministériel, il bénéficiait d’une rémunération mensuelle d’environ 5 900 euros bruts, lui permettant de constituer un patrimoine immobilier conséquent, comprenant une maison à Paris et une résidence secondaire en Sologne, où il passe une grande partie de son temps.
Le métier d’huissier de justice, bien que rémunérateur, peine à attirer de nouveaux candidats. La Chambre nationale des commissaires de justice indique qu’entre 100 et 120 nouveaux diplômés entrent sur le marché chaque année, alors qu’il en faudrait entre 150 et 180 pour répondre à la demande.
Source : Observatoire des inégalités, DREES





