Bitcoin : avec la guerre en Iran, les cryptos risquent le cocktail dévastateur d’une stagflation !

Bitcoin : avec la guerre en Iran, les cryptos risquent le cocktail dévastateur d’une stagflation

Le 28 février 2026, les frappes conjointes américano-israéliennes sur l’Iran ont plongé le marché des cryptomonnaies dans une crise géopolitique majeure. En quelques heures, le bitcoin a chuté de 2 500 dollars, tandis que le prix du baril de Brent a bondi de plus de 13% en cinq jours, et que le détroit d’Ormuz a été fermé par l’Iran. Ce contexte a entraîné la liquidation de 300 millions de dollars de positions longues, avec des marchés boursiers en repli à l’échelle mondiale et des marchés de l’énergie en surchauffe.

Bitcoin, considéré comme une soupape de pression mondiale, est l’un des rares actifs financiers échangés en continu, y compris le week-end. Cette caractéristique a joué contre lui lors de ce choc géopolitique, absorbant la première vague de vente avant l’ouverture des Bourses traditionnelles. Cependant, dès le lundi suivant, le bitcoin a regagné le seuil de 69 000 dollars, atteignant même les 70 000 dollars quelques jours plus tard. Des données on-chain révèlent qu’environ 522 BTC ont quitté les plateformes d’échanges lors du crash, signalant une accumulation nette par des investisseurs institutionnels, alors que les particuliers liquidait leurs positions.

Le vrai risque de la guerre en Iran : une stagflation

Réduire cette situation à un simple choc géopolitique serait une erreur. Les tensions autour du détroit d’Ormuz entraînent une envolée des prix du pétrole, ce qui limite la capacité de la Réserve fédérale à réduire ses taux d’intérêt. Des taux d’intérêt élevés soutiennent le dollar et augmentent le coût du capital, ce qui affecte les actifs risqués, y compris le bitcoin.

Le scénario à surveiller est donc une entrée en stagflation : prix du pétrole élevés, dollar fort et croissance atone. Ce cocktail est particulièrement défavorable aux actifs numériques, non pas parce qu’ils sont intrinsèquement fragiles, mais en raison de leur dépendance à la liquidité globale.

Bitcoin : actif risqué ou valeur refuge ?

Le conflit au Moyen-Orient soulève une question cruciale : Bitcoin est-il un actif risqué ou une valeur refuge ? Les données des quatre dernières années indiquent une réponse nuancée. Les temps de récupération après un choc se sont réduits grâce à l’adoption institutionnelle croissante via les ETF. Toutefois, lors des pics de violence, le bitcoin tend encore à reculer avec les marchés actions.

Cette séquence montre que Bitcoin résiste désormais à des chocs que le système financier traditionnel peine à absorber, surtout le week-end. Alors que les Bourses sont fermées, le bitcoin chute puis rebondit, les investisseurs institutionnels profitant de la panique des particuliers. Ce comportement suggère une résilience en conditions réelles, renforçant l’idée que Bitcoin continue à tester sa solidité face aux crises.

Source : Capital

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