Incendies dans un village : les habitants demandent plus de précautions lors d’exercices militaires.
Incendies à Opoul-Périllos : Les Exercices Militaires Suscitent l’Inquiétude des Habitants
Les militaires de la base d’Opoul-Périllos, dans les Pyrénées-Orientales, ont repris leurs entraînements au tir depuis le 10 septembre 2026. Cependant, cette reprise a été marquée par deux incendies en trois jours, dont un a ravagé 50 hectares, suscitant une vive inquiétude parmi les habitants. L’armée, de son côté, défend la nécessité de ces manœuvres.
La question des exercices militaires en période de sécheresse est au cœur des préoccupations à Opoul-Périllos, situé au nord de Perpignan. En l’espace de trois jours, deux incendies sont survenus sur la base. Si le premier a été rapidement maîtrisé, le second, survenu le 14 septembre, a nécessité l’intervention de 200 pompiers. Ces départs de feu sont directement liés aux activités d’entraînement des soldats.
Dans ce village de 1.300 habitants, les riverains, ainsi que le maire, expriment leur inquiétude face à ces manœuvres. En pleine période de sécheresse, alors que le risque d’incendie est élevé dans le département, ils questionnent la sécurité de telles opérations.
Un habitant s’est exprimé : « Je suis un peu en colère, il y a des habitations autour, c’est dangereux étant donné que c’est très sec. Nous, les habitants, avons des restrictions, nous faisons attention à nos mégots et à où nous garons nos voitures. Eux, ils tirent, cela crée des étincelles et des incendies. Ils devraient faire autant attention que ce qu’on demande aux citoyens. »
Le maire d’Opoul, Patrick Sarda, partage cette préoccupation. Dans un entretien, il a déclaré : « Nous, on nous demande d’être intransigeants sur notre massif : on le ferme, on organise des patrouilles, on respecte toutes les consignes. Il faudrait être tous logés à la même enseigne. »
L’armée justifie cependant la nécessité de ces exercices, soulignant que les militaires doivent être prêts à intervenir à tout moment. Le lieutenant-colonel Fabrice Chapuis, délégué militaire départemental, a expliqué que les soldats n’avaient pas pu s’entraîner au tir depuis juin, rendant ces exercices essentiels.
Malgré un premier feu lors du premier exercice de tir de la saison, les militaires avaient pris des précautions, attendant la pluie. Cependant, cela n’a pas suffi à éviter les incendies. Pour le second exercice, des mes supplémentaires avaient été mises en place, mais le feu a tout de même éclaté.
Le lieutenant-colonel Chapuis a reconnu la nécessité d’adapter les manœuvres à l’avenir, en collaboration avec les pompiers, afin de trouver des solutions pour garantir la sécurité des habitants tout en permettant aux militaires de s’entraîner.
La situation soulève des questions sur la gestion des risques en période de sécheresse, et il reste à voir si les futures adaptations suffiront à apaiser les craintes des riverains.
Source : France 3 Régions
