Son corps poignardé avait été retrouvé en 2005 en Moselle : la « femme dans un tonneau » enfin identifiée
Le corps poignardé d’une femme a été découvert en 2005 dans un bidon en Moselle. Après vingt-et-un ans d’enquête, elle a été identifiée par Interpol comme étant Hakima Boukerouis. La victime, surnommée « la femme dans un bidon » ou « la femme à la couronne dentaire Richmond », avait été retrouvée sur le bord d’une route forestière près de Sarrebourg. Selon les informations fournies par Interpol, elle serait décédée entre septembre et octobre 2004. Un suspect a été arrêté, mais les détails de cette interpellation n’ont pas été divulgués.
L’identité de Hakima Boukerouis a été révélée dans le cadre d’une campagne d’Interpol, qui vise à identifier des femmes assassinées ou retrouvées dans des circonstances suspectes au cours des dernières décennies. Son dossier fait partie des 47 cas retenus pour la campagne « Identify Me », lancée en 2023. Grâce à l’analyse d’ADN familial, elle est la cinquième personne à avoir retrouvé son identité dans le cadre de cette opération, qui repose sur la coopération du public et la médiatisation des cas. C’est également la première fois que cette campagne aboutit à l’interpellation d’un suspect.
Le 7 janvier 2005, le corps de la victime, âgée d’une trentaine d’années, a été découvert à Saint-Quirin. Son corps avait été plié, emballé dans un sac-poubelle noir et placé dans un tonneau. Pendant deux ans, les enquêteurs ont exploré plusieurs pistes pour identifier cette victime, qui ne présentait aucun signe distinctif. Son visage étant mutilé, ils ont réalisé un portrait-robot, la décrivant comme ayant les cheveux noirs et courts, mesurant environ 1,60 mètre.
Les enquêteurs ont d’abord tenté de remonter la piste de ses vêtements, notamment un débardeur rose d’une marque française. Ils ont aussi examiné le tonneau en plastique dans lequel le corps avait été retrouvé, mais sans succès. En dernier recours, ils ont envoyé 3 500 courriers à des dentistes de la région, espérant qu’un d’eux reconnaisse le travail effectué sur la couronne dentaire de la victime. Malheureusement, aucune réponse n’a été reçue.
L’ADN de Hakima Boukerouis a été conservé pendant toutes ces années, permettant finalement son identification.
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