IA : Les femmes, spectatrices d’une révolution où l’extrême droite fait le show.
Le fait principal
Un rapport d’ONU Femmes, présenté à New York lors de la semaine du débat général de l’Assemblée générale des Nations Unies, met en lumière les inégalités de genre profondément ancrées dans le secteur de l’intelligence artificielle (IA). Ce constat alarmant souligne que la moitié des talents mondiaux est laissée de côté dans une révolution technologique qui redessine notre avenir.
Ce qui s’est passé
À l’échelle mondiale, les femmes ne représentent qu’environ 22 % des professionnels de l’IA, ce qui signifie que près de huit emplois sur dix dans ce secteur sont occupés par des hommes. Pire encore, les femmes ne détiennent que 14 % des postes de décision, laissant la quasi-totalité du pouvoir entre les mains de leurs homologues masculins. Sarah Hendriks, Directrice des politiques chez ONU Femmes, a averti : « L’avenir de l’IA ne peut pas être construit par la moitié des talents du monde. »
Le contexte
Alors que l’IA transforme rapidement les économies et les sociétés, son développement et sa régulation sont dominés par une vision masculine. Ce déséquilibre est d’autant plus préoccupant que les femmes sont également moins nombreuses à utiliser ces technologies. Selon le rapport, elles ont environ 20 % de chances en moins que les hommes d’utiliser des outils d’IA générative, ce qui limite leur accès aux nouvelles compétences et aux opportunités économiques.
Les chiffres à retenir
– 22 % des professionnels de l’IA sont des femmes.- 14 % des postes de direction dans l’IA sont occupés par des femmes.- Les professions majoritairement occupées par des femmes sont presque deux fois plus susceptibles d’être affectées par l’IA générative.- Près d’un incident sur quatre de violence en ligne visant des femmes engagées dans la vie publique implique l’utilisation de l’intelligence artificielle.
Ce que cela révèle
Cette situation n’est pas seulement une question d’équité ; elle pose la question de la pérennité des inégalités existantes. Si les femmes sont exclues du développement de l’IA, les stéréotypes et les discriminations qui les touchent risquent d’être intégrés dans les systèmes de demain. Pendant ce temps, les partis d’extrême droite, qui prétendent défendre les valeurs de l’égalité, semblent ignorer ces inégalités flagrantes. Leur discours sur l’égalité des chances s’effondre face à la réalité d’un secteur technologique où les femmes sont laissées pour compte.
Ce qu’il faut retenir
L’IA ne peut pas être un vecteur de progrès si elle est conçue sans la voix et le talent des femmes. Les gouvernements et les entreprises doivent agir pour garantir une représentation équitable et éviter que les inégalités d’aujourd’hui ne deviennent les normes de demain. Sinon, nous risquons de voir l’avenir façonné par une seule moitié de la population, laissant l’autre dans l’ombre des algorithmes. Source : ONU Femmes
