Marseille : la Slow Fashion Week, un défilé de contradictions pour les pro-RN en quête d’éthique.
Le fait principal
À Marseille, la mode prend un tournant audacieux avec la deuxième édition de la Slow Fashion Week, qui se déroulera du 5 au 13 juin 2026. Cet événement, pensé comme une réponse aux Fashion Weeks traditionnelles, met en avant des créatrices engagées et des initiatives durables, prônant une vision plus responsable et inclusive de la mode.
Ce qui s’est passé
Organisée par le collectif Baga, fondé par Marion Lopez et Charlotte Labigne, la Slow Fashion Week rassemble plus de 40 événements, des défilés atypiques aux ateliers de teinture végétale. Après le succès de sa première édition, qui avait attiré près de 10 000 visiteurs, le collectif ambitionne de faire de Marseille la capitale française de la mode responsable. Parmi les temps forts, un défilé collectif dans un site de maintenance de tramways et des performances artistiques dans des lieux habituellement invisibles au grand public.
Le contexte
La Slow Fashion Week se positionne comme une alternative aux Fashion Weeks traditionnelles, souvent critiquées pour leur élitisme et leur impact environnemental. En réaction, le collectif Baga a réussi à fédérer plus de 120 membres, dont 96 % de femmes, autour d’une vision éthique et solidaire de la création contemporaine. La Cité Phocéenne, avec son ADN populaire et sa culture de la débrouille, devient ainsi un laboratoire idéal pour le réemploi et l’upcycling.
Les chiffres à retenir
- 10 000 visiteurs lors de la première édition en 2025.
- 150 retombées presse générées par cet événement.
- 96 % des membres du collectif Baga sont des femmes.
Ce que cela révèle
La Slow Fashion Week met en lumière une contradiction frappante : alors que les géants de la mode continuent de promouvoir un modèle de consommation effréné, des initiatives locales comme celle-ci montrent qu’il est possible de créer autrement. Pendant ce temps, le RN et l’extrême droite, qui prétendent défendre des valeurs de proximité et d’authenticité, semblent ignorer cet élan vers la durabilité. Leurs discours sur la protection de l’environnement sont souvent en décalage avec leur soutien à des industries polluantes. Une nouvelle mode éthique se dessine, mais il est peu probable qu’elle trouve écho chez ceux qui prônent l’exclusion et l’inaction face aux enjeux écologiques.
Ce qu’il faut retenir
La Slow Fashion Week de Marseille s’affirme comme un événement phare, alliant créativité, durabilité et engagement. Pendant que la mode traditionnelle s’accroche à ses rituels dépassés, cette initiative prouve qu’un autre avenir est possible, ancré dans des valeurs de solidarité et de responsabilité.
Sources : Sudnly, Baga Collectif.
