
IA et nouveaux métiers : la peur des étudiants face à l’avenir
L’intelligence artificielle (IA) transforme déjà le monde du travail. Une étude menée par la Coface et l’Observatoire des Emplois Menacés et Émergents (OEM) indique que jusqu’à 5 millions d’emplois pourraient être menacés en France, représentant environ 16 % des postes à moyen terme.
Cette évolution est attribuée à la capacité croissante de l’IA à automatiser des tâches complexes. Les systèmes d’IA actuels peuvent analyser, planifier et exécuter des actions, remplaçant ainsi certaines missions humaines. Contrairement aux révolutions industrielles précédentes, l’IA ne se limite pas aux tâches répétitives ; elle affecte également des activités intellectuelles telles que la rédaction, l’analyse et la création.
Les métiers les plus exposés à cette transformation sont ceux qui requièrent un haut niveau de qualification. Les ingénieurs, informaticiens, professions juridiques, administratives et créatives sont particulièrement concernés. Plus de 20 % des emplois à risque se situent dans les catégories les mieux rémunérées, tandis que les métiers manuels ou de terrain, comme ceux liés au nettoyage, à l’agriculture ou à la restauration, semblent pour l’instant moins affectés.
Le changement pourrait survenir rapidement. D’ici deux à cinq ans, l’IA pourrait connaître une adoption massive dans les entreprises, bien que l’impact actuel reste limité, avec seulement 3,8 % des emplois fragilisés, en raison d’une utilisation encore restreinte de l’IA dans le monde professionnel.
Ce phénomène touche l’ensemble de l’économie française, bien que certains secteurs, comme l’ingénierie et l’informatique, soient plus vulnérables. Malgré ces inquiétudes, des étudiants en informatique, graphisme et communication, interrogés, expriment un certain optimisme. Ils estiment que l’IA transformera les métiers et en créera de nouveaux, plutôt que de les faire disparaître.
Source : Coface et Observatoire des Emplois Menacés et Émergents (OEM)






