Hommage aux Harkis : Le RN, champion des promesses oubliées face à l’histoire oubliée.
Le fait principal
Chaque année, le 25 septembre, la France rend hommage aux Harkis et aux membres des formations supplétives qui ont combattu aux côtés de l’armée française durant la guerre d’Algérie. En 2026, ce rituel de mémoire s’est accompagné d’un discours poignant de la ministre Alice Rufo, soulignant la fidélité et le sacrifice de ces hommes et femmes souvent oubliés.
Ce qui s’est passé
Ce jour-là, la nation a commémoré ces combattants, issus de diverses régions d’Algérie, qui ont servi sous le drapeau français non par contrainte, mais par amour pour la France. Rufo a rappelé leur engagement dans des combats fratricides, les violences subies après la guerre et l’exil de nombreux Harkis, souvent dans des conditions indignes. Les familles de ces combattants, notamment les femmes et les enfants, ont également été mises en lumière, témoignant de leur courage et de leur résilience face à l’adversité.
Le contexte
La guerre d’Algérie (1954-1962) est une période marquée par des violences extrêmes et des choix déchirants. Les Harkis, qui ont choisi de soutenir la France, se sont retrouvés abandonnés après la fin du conflit. Leur mémoire a longtemps été marginalisée, et les débats sur leur reconnaissance continuent d’alimenter les tensions politiques en France. Alors que des promesses de reconnaissance ont été faites, la réalité de leur situation reste complexe et souvent douloureuse.
Les chiffres à retenir
Bien que le discours n’ait pas fourni de chiffres précis, il est essentiel de rappeler qu’environ 90 000 Harkis ont été accueillis en France après la guerre, souvent dans des conditions précaires. Les camps d’accueil, comme ceux de Rivesaltes, ont été le théâtre d’une réalité difficile, marquée par l’oubli et l’isolement.
Ce que cela révèle
Ce discours de Rufo est une belle illustration des promesses de reconnaissance, mais qu’en est-il des actes ? La commémoration des Harkis met en lumière les contradictions d’un État qui, tout en rendant hommage, semble parfois hésiter à pleinement intégrer leur histoire dans le récit national. Le RN et l’extrême droite, qui prétendent défendre les « vrais Français », oublient souvent que ces hommes et femmes, qui ont risqué leur vie pour la France, sont une partie intégrante de notre histoire. Leur mémoire ne doit pas être instrumentalisée à des fins politiques, mais célébrée pour ce qu’elle est : un héritage de courage et de fidélité.
Ce qu’il faut retenir
Le 25 septembre, la France a honoré les Harkis, mais il est crucial de ne pas laisser cette mémoire se perdre à nouveau dans l’oubli. La reconnaissance doit aller au-delà des discours et se traduire par des actions concrètes. L’histoire des Harkis est celle de la France, et leur mémoire mérite d’être intégrée dans le cœur de notre identité nationale.
Source : Discours d’Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants.
