Un hommage sera rendu à Ruben Torres, assassiné dans son pays après le rejet de sa demande d'asile à Bordeaux

Hommage à Ruben Torres Acosta, victime d’une décision d’asile contestée

Débouté de sa demande d’asile en France, Ruben Torres Acosta, un Hondurien de 37 ans, a été retrouvé mort au Honduras quelques jours après son retour. Sa famille, soutenue par plusieurs associations, organise un rassemblement à Bordeaux le 20 mai en mémoire de Ruben et pour dénoncer les effets des obligations de quitter le territoire.

Dans une décision rendue le 2 juin 2025, la Cour nationale du droit d’asile a confirmé le rejet de la demande d’asile de Ruben Torres Acosta, arrivé en France en juin 2024. Ce dernier avait contesté le refus de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, qui lui avait refusé le statut de réfugié ou la protection subsidiaire.

Ruben avait fui son pays après avoir été menacé par un membre d’un gang, qui lui reprochait les actions de son demi-frère. Ce dernier l’avait dénoncé pour un meurtre avant de se réfugier en France. Cette situation a entraîné des représailles visant la famille de Ruben.

Originaire du quartier populaire d’El Chile à Tegucigalpa, Ruben travaillait comme serveur et livreur tout en poursuivant des études d’ingénierie informatique. Après avoir reçu des menaces de mort, il a quitté le Honduras le 5 juin 2024 pour rejoindre son frère en France.

Cependant, la Cour a jugé que les éléments fournis n’étaient pas suffisants pour établir la réalité des menaces. Les déclarations ont été considérées comme insuffisamment précises, ce qui a conduit au rejet de sa demande d’asile. Après cette décision, Ruben a reçu une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et a finalement quitté la France.

Dix jours après son retour au Honduras, Ruben a été retrouvé mort dans un ravin. Bien qu’une autopsie ait conclu à une mort accidentelle, sa famille conteste cette version, évoquant des blessures incompatibles avec une chute.

Un rassemblement est prévu le 20 mai à 18h30 sur le Parvis des droits de l’Homme à Bordeaux, en hommage à Ruben et pour exprimer la solidarité envers toutes les personnes exilées. Les signataires de l’appel incluent des associations comme l’ASTI Bordeaux, la LDH Bordeaux et Gironde, La Cimade, ARTS, le SAF Bordeaux et la FSU Gironde.

Cette tragédie soulève des questions sur le système d’accueil des étrangers en France et les conséquences des décisions d’asile.

Source : Rue89 Bordeaux

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