
Hofesh Shechter aux Nuits de Fourvière : une ouverture monumentale
Lyon, ce lundi soir, à 21h35. Vincent Anglade, co-directeur des Nuits de Fourvière, prend la parole sur scène pour rassurer le public : « le spectacle va avoir lieu ». La pluie a effectivement perturbé l’ouverture du festival, mais après quelques minutes de nettoyage pour assurer la sécurité des artistes, le spectacle peut commencer. Une quarantaine d’artistes se produisent dans cette version inédite en plein air de Political mother : the choreographer’s cut, œuvre emblématique du chorégraphe israélien basé à Londres, Hofesh Shechter.
La première version de ce spectacle avait été présentée au public lyonnais en septembre 2010, lors de la 10e édition de la Biennale de la danse. Quinze ans plus tard, le théâtre romain de Fourvière est le cadre d’un dispositif scénique impressionnant. Au sommet, une dizaine de musiciens créent une tension électrique, tandis qu’en dessous, des violons et violoncelles apportent une atmosphère différente. Au « rez-de-chaussée », trois percussionnistes, au visage impassible, exécutent leur partition de manière mécanique. Ce mélange de strates sonores se confronte et s’harmonise, offrant un début de spectacle galvanisant, rappelant un concert à l’énergie lancinante.
Dans ce chaos ambiant, seize danseurs tentent de se faire une place. Ils expriment leur désespoir en levant les bras, se regroupent ou se déplacent, vêtus de costumes évoquant des camps de prisonniers. Malmenés par un monde hostile, ils s’efforcent de tenir debout, puisant leur force dans leur élan collectif.
Political mother : the choreographer’s cut est présenté jusqu’au 3 juin à 21h30 au théâtre romain de Fourvière, avec des tarifs allant de 28 à 45 euros.
Source : Le Progrès.





