
Tahiti, le 17 mai 2026 – Une passagère américaine, cas contact d’hantavirus, a voyagé entre Mangareva et Pitcairn avec sept autres passagers, qui viennent d’être autorisés à retourner dans leur pays en transitant par la Polynésie française.
La présidence a annoncé ce week-end qu’une passagère, maintenue en quarantaine sur l’île de Pitcairn depuis le 7 mai, avait voyagé sur le même bateau que ces sept personnes. Ce protocole a été mis en place en conformité avec les normes sanitaires internationales. Bien que ces passagers ne soient pas liés au foyer d’hantavirus du MV Hondius, ils ont été bloqués sur l’île de Pitcairn, qui est desservie par une liaison maritime très limitée.
Des solutions ont été envisagées par les autorités américaines pour le rapatriement de la ressortissante américaine, en coordination avec les autorités britanniques. Toutefois, les autorités de l’État ont décidé d’autoriser le transit des sept autres passagers par le territoire polynésien, sans la personne contact, afin de leur permettre de rejoindre rapidement leurs pays respectifs.
Compétence de l’État
Le communiqué souligne que « la préoccupation première des autorités locales est la sécurité sanitaire des Polynésiens ». L’entrée des ressortissants étrangers sur le territoire est de la compétence de l’État, qui affirme prendre ses responsabilités. Le Pays reste vigilant et continue de plaider pour des mesures protectrices auprès du haut-commissariat.
Le 10 mai, le gouvernement de la Polynésie française avait été informé du passage d’une ressortissante américaine ayant séjourné à bord du MV Hondius, où un foyer d’hantavirus de type Andes avait été identifié le 2 mai. Cette personne a transité par Tahiti puis Mangareva le 5 mai, avant de se rendre à Pitcairn. Les autorités n’ont été informées de son passage que lorsque la ressortissante a souhaité rentrer chez elle via l’aéroport international de Tahiti-Faa’a. Bien qu’elle ne présente aucun symptôme à ce jour, le Pays se félicite de la décision de l’État de ne pas autoriser son entrée en Polynésie française.
Source : Communiqué de la présidence de la Polynésie française.





