
04 mai 2026
Table des matières
- Trois personnes sont décédées sur les six qui auraient contracté un hantavirus sur un paquebot de croisière dans l’océan Atlantique. Pour l’heure, selon l’Organisation mondiale de la Santé, un cas a bien été confirmé en laboratoire.
- Comment se transmet le virus ?
- Une atteinte rénale ou respiratoire
- Comment limiter la propagation de l’épidémie ?
Trois personnes sont décédées sur les six qui auraient contracté un hantavirus sur un paquebot de croisière dans l’océan Atlantique. Pour l’heure, selon l’Organisation mondiale de la Santé, un cas a bien été confirmé en laboratoire.
Dimanche 3 mai, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a confirmé un cas d’infection par un hantavirus sur le paquebot MV Hondius, naviguant dans l’océan Atlantique. Cinq autres cas suspects sont actuellement étudiés en laboratoire. Sur les six personnes touchées, trois sont décédées, tandis qu’une autre est en soins intensifs en Afrique du Sud. L’OMS a indiqué que « des investigations approfondies sont en cours, y compris des analyses de laboratoire supplémentaires ainsi que des enquêtes épidémiologiques. Des soins médicaux et un soutien sont fournis aux passagers et à l’équipage. Le séquençage du virus est également en cours ». Seules des analyses de sang permettront d’identifier le virus et de confirmer le diagnostic.
Comment se transmet le virus ?
Les hantavirus sont des virus présents chez certains rongeurs, qui sécrètent le virus en grande quantité dans leurs urines, leurs selles ou leur salive. Les humains peuvent contracter l’infection en inhalant des gouttelettes contaminées. La transmission peut également survenir par contact direct avec des matières contaminées ou par ingestion d’aliments ou d’eau infectés, bien que cela soit rare. La transmission interhumaine est également peu fréquente.
Thomas Jeffries, maître de conférences en microbiologie à la Western Sydney University, souligne que « dans un environnement clos comme un navire de croisière, deux voies de transmission du hantavirus sont possibles. La première est l’exposition au virus lors d’une excursion à terre. La seconde est l’introduction de rongeurs à bord, dissimulés dans la cargaison, qui auraient ensuite contaminé les passagers par leur urine ou leurs excréments. D’autres facteurs, tels que les normes d’hygiène et les pratiques de conservation des aliments, ont pu accélérer la propagation de l’infection ».
Une atteinte rénale ou respiratoire
Selon le ministère de la Santé, quatre types d’hantavirus, responsables de maladies humaines, ont été isolés. Selon les espèces, le virus peut affecter les poumons ou les reins.
- En Europe (virus Puumala) et en Asie (virus Hantaan et Séoul) : ces hantavirus entraînent des fièvres hémorragiques à syndrome rénal (FHSR). Les symptômes apparaissent généralement dans les deux semaines suivant l’exposition, avec des maux de tête, des douleurs abdominales et des nausées. Des symptômes plus graves peuvent se manifester, comme une hypotension et des hémorragies internes, pouvant mener à une insuffisance rénale aiguë.
- Aux États-Unis, les hantavirus dits « du nouveau monde » sont responsables de syndromes cardiopulmonaires. Les symptômes débutent par une toux et un essoufflement, suivis de fatigue, fièvre et douleurs musculaires. Près de 38 % des personnes infectées décèdent.
Comment limiter la propagation de l’épidémie ?
L’OMS coordonne l’évacuation médicale de deux passagers symptomatiques et évalue les risques pour la santé publique. Hans Kluge, responsable Europe de l’OMS, a déclaré que « bien que sévères dans certains cas, ces virus ne se transmettent pas facilement d’une personne à l’autre. Le risque pour le grand public reste faible, et il n’y a aucune raison de paniquer ou d’imposer des restrictions de voyage ».
Pour contenir cette épidémie suspectée, les autorités doivent s’assurer que tous les rongeurs sont confinés et retirés du navire en toute sécurité. Elles doivent également surveiller l’apparition de symptômes chez tous les passagers. Le diagnostic se fait par un test PCR, similaire à ceux utilisés pour d’autres virus.
Aucune option de traitement ou de vaccin contre les hantavirus n’existe actuellement. La prise en charge consiste à soulager les symptômes, notamment par l’administration d’oxygène et de médicaments pour stabiliser la pression artérielle, ainsi que par une dialyse en cas d’atteinte rénale.
A noter : pour éviter les infections, il est recommandé d’éviter tout contact avec les rongeurs et leurs excrétions, de ne pas entrer dans des locaux fermés ou abandonnés, et de lutter contre la présence des rongeurs.
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Source : The Conversation, ministère de la Santé, comptes X de l’OMS
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Ecrit par : Dorothée Duchemin – Edité par Emmanuel Ducreuzet





