Avec la guerre au Moyen-Orient se profile un nouveau choc économique pour l’Afrique

Un nouveau choc économique pour l’Afrique en raison de la guerre au Moyen-Orient

Avec le prix du baril de pétrole ayant franchi le seuil des 110 dollars (86,50 euros) le 9 mars, et clôturant au-dessus des 100 dollars quelques jours plus tard, les ministères des Finances des pays africains anticipent une crise économique imminente. Cette hausse est principalement due à la guerre au Moyen-Orient et à la fermeture du détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le transit du pétrole.

La majorité des pays africains dépendent fortement des importations de pétrole brut, notamment de diesel et d’essence, en raison de l’absence de raffineries locales. Les produits raffinés, qui coûtent généralement plus cher que le brut, aggravent la situation. La demande de carburant est également alimentée par l’augmentation du nombre de véhicules et l’utilisation de générateurs, qui sont essentiels pour de nombreux habitants, du Tchad au Malawi, afin de compenser les défaillances du réseau électrique.

Le ministre des Finances sud-africain, Enoch Godongwana, a exprimé le 5 mars la vulnérabilité de son pays face à cette flambée des prix, qualifiant la situation d’« inquiétante », surtout si le conflit se prolonge. Lors de la présentation d’un budget visant à améliorer les fondamentaux économiques de l’Afrique du Sud, il a reconnu que la guerre n’avait pas été prise en compte dans les prévisions budgétaires.

La situation actuelle pourrait entraîner des conséquences directes sur l’économie des pays africains, déjà fragilisée par des années de difficultés financières et énergétiques.

Source : Le Monde.

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