Hantavirus en France : 5 personnes hospitalisées, 22 cas contacts

11 mai 2026 à 15h49

Mis à jour le 12 mai 2026 à 15h45

Durée de lecture : 3 minutes

Mise à jour : Lundi 11 mai au soir, Sébastien Lecornu a annoncé un durcissement des règles d’isolement. Désormais, « tous les cas contacts, sans exception » doivent respecter « une quarantaine renforcée en milieu hospitalier ». Jusqu’ici, seules cinq personnes ayant séjourné à bord du navire de croisière étaient à l’hôpital, mais cette règle s’applique désormais aux 22 Français cas contacts ayant voyagé sur le même vol qu’une personne contaminée, il y a quinze jours.


Cinq Français ont été rapatriés depuis le navire de croisière MV Hondius, où un foyer d’hantavirus a été détecté. Ce virus peut provoquer une grave détresse respiratoire et cardiaque, ayant déjà causé trois décès au 3 mai, selon l’Organisation mondiale de la Santé. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a précisé que parmi les cinq Français, une personne avait présenté des symptômes durant le voyage, et son état s’est « dégradé cette nuit », avec des tests positifs au hantavirus.

Selon le ministère de la Santé espagnol, « la patiente française a commencé à se sentir mal pendant le vol, et non à bord du navire ». Vingt-deux cas contacts ont été identifiés, sans lien direct avec les cinq hospitalisés. Huit d’entre eux étaient à bord d’un vol reliant Sainte-Hélène à Johannesburg le 25 avril, où se trouvait une Néerlandaise décédée de l’infection en Afrique du Sud. Les quatorze autres étaient sur le vol Johannesburg-Amsterdam, également emprunté par la femme décédée. Les autorités ont ordonné l’autoconfinement pour ces cas contacts.

Importante létalité, longue incubation, absence de traitement

Le taux de létalité de l’hantavirus est estimé entre 38 % et 60 %, selon diverses sources, dont le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies américain et Santé publique France. La contamination humaine se fait généralement par inhalation de poussières et aérosols contaminés par les excrétions d’animaux infectés. La transmission entre humains peut également se faire par aérosols. Sa période d’incubation peut varier de une à six semaines, et il n’existe pas de vaccin ou de traitement spécifique, seulement un traitement des symptômes.

Pour lutter contre la propagation du virus, un décret a été pris par le gouvernement dans la nuit du 10 au 11 mai. Ce décret impose que toute personne ayant séjourné à bord du navire de croisière soit placée en quarantaine dans un établissement de santé pour la durée nécessaire à l’évaluation médicale et épidémiologique.

150 personnes de 23 nationalités à bord de la croisière

Les quatre Français ne présentant pas de symptômes seront gardés « au moins quinze jours » à l’hôpital Bichat à Paris. Ils pourraient ensuite être maintenus en quarantaine ou placés à l’isolement pendant 42 jours chez eux ou dans un autre lieu, selon les circonstances.

Le navire MV Hondius, parti d’Ushuaïa vers le Cap-Vert, transportait 150 personnes de 23 nationalités différentes. Dimanche 10 mai, 94 d’entre elles avaient été évacuées pour rentrer dans leur pays. Le navire doit repartir pour les Pays-Bas ce 11 mai avec encore 26 passagers à son bord.

Source : Organisation mondiale de la Santé, Ministère de la Santé.

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