L’homme, visiblement ému, a dit se heurter « à une hostilité congénitale » depuis plusieurs années, ce qu’il vit comme une « injustice ». Denis Chapoul raconte qu’il a été « viré » des hangars ouest lorsqu’en 2020 en pleine crise du Covid le directeur de l’époque lui avait annoncé une brutale hausse des loyers. « J’ai été obligé de fermer mon entreprise à Bergerac en supprimant cinq emplois », a-t-il poursuivi. Cette activité d’atelier de réparation d’aéronefs sera déménagée à Marmande (Lot-et-Garonne) sous le nom d’Air Craft Maintenance management.

Près du parking des avions

Mais Denis Chapoul reste propriétaire d’un autre hangar à l’est de la plateforme où il souhaite développer son activité depuis 2020 et plus particulièrement depuis la revente de son entreprise marmandaise en septembre 2025. « Je suis en discussion avec l’entreprise Act Aero solutions [NDLR : basée à Bergerac] mais celle-ci a reçu une fin de non-recevoir de la part de la direction de l’aéroport alors qu’il n’y a plus grand-chose à faire pour que ce soit exploitable », affirmait lundi l’élu entrepreneur. Problème : son parking privatif et son hangar jouxtent le parking « aviation commerciale » où stationnent les avions de ligne.

Denis Chapoul a entamé sa grève de la faim samedi 11 avril comme il l’a annoncé au Conseil du Grand Périgueux.


Denis Chapoul a entamé sa grève de la faim samedi 11 avril comme il l’a annoncé au Conseil du Grand Périgueux.

Michel Faure

Dans un plan qu’il a fourni à « Sud Ouest » et qu’il affirme avoir transmis depuis six ans à l’aéroport, Denis Chapoul propose une solution : édifier un mur de séparation de 60 mètres avec des blocs de béton préfabriqués pour séparer sa zone de stationnement de celle de l’aviation commerciale. « Je demande seulement qu’ils acceptent de me laisser monter ce mur », précise l’entrepreneur qui dénonce le « mépris » de la société gestionnaire de l’aéroport. En décembre 2025, il a interpellé le Syndicat mixte air Dordogne (Smad), propriétaire de la plateforme via le président du Département, Germinal Peiro, à ce sujet. Quatre mois plus tard, son initiative n’a reçu « aucune réponse ».

« On va y arriver »

Joint lundi 13 avril, Pascal Delteil, le président du Smad, indique qu’il a demandé fin mars au directeur de l’aéroport de « gérer ce problème technique ». Il précise que le dirigeant, en vacances à l’étranger cette semaine, a proposé un rendez-vous à Denis Chapoul dès lundi 20 avril. « Je veux connaître tous les tenants et les aboutissants car il ne s’agit pas de donner un quitus, observe celui qui est également maire de Gardonne. A priori, il y aurait des contraintes de sécurité mais on va y arriver, il faut que Denis Chapoul soit patient. »

Grève de la faim à l’aéroport : quand l’absurde prend son envol

Denis Chapoul, entrepreneur ému, se bat contre une « hostilité congénitale » qui l’a poussé à fermer son entreprise. Une situation qui soulève des questions sur la gestion des aéroports en France.

Dans un monde où la bureaucratie semble avoir pris le contrôle des affaires, Denis Chapoul, un homme visiblement ému, se retrouve dans une situation qui ferait rire si elle n’était pas si tragique. « Hostilité congénitale », « injustice » : voilà des mots qui résonnent comme un cri de désespoir. En 2020, alors que le monde était en pleine crise du Covid, il a été « viré » des hangars ouest de l’aéroport de Bergerac, après qu’une brutale hausse des loyers lui ait été imposée. Résultat : la fermeture de son entreprise, entraînant la perte de cinq emplois. Mais ne vous inquiétez pas, son activité de réparation d’aéronefs se déplace à Marmande, sous le nom d’Air Craft Maintenance Management. Un changement de décor, mais pas de scénario.

Ce qui se passe réellement

Chapoul, toujours propriétaire d’un hangar à l’est de la plateforme, souhaite développer son activité depuis 2020. En septembre 2025, il revend son entreprise marmandaise, mais se heurte à un mur : la direction de l’aéroport refuse de laisser l’entreprise Act Aero Solutions s’installer. Pourquoi ? Parce que son parking et son hangar sont trop proches du parking « aviation commerciale », où stationnent les avions de ligne. Une situation qui semble tout droit sortie d’un mauvais film comique.

Denis Chapoul a entamé sa grève de la faim samedi 11 avril comme il l’a annoncé au Conseil du Grand Périgueux.
Denis Chapoul a entamé sa grève de la faim samedi 11 avril comme il l’a annoncé au Conseil du Grand Périgueux.

Michel Faure

Pourquoi cela dérange

La demande de Chapoul est simple : construire un mur de séparation de 60 mètres pour protéger son activité. Mais la société gestionnaire de l’aéroport semble plus préoccupée par des « contraintes de sécurité » que par la survie d’une entreprise locale. En décembre 2025, il interpelle le Syndicat mixte air Dordogne (Smad) via son président, Germinal Peiro. Quatre mois plus tard, aucune réponse. Silence radio, comme si la bureaucratie avait décidé de jouer à cache-cache.

Ce que cela implique concrètement

La situation de Chapoul n’est pas qu’un simple caprice d’entrepreneur. C’est un reflet des incohérences et des absurdités d’une gestion aéroportuaire qui semble déconnectée des réalités économiques. Pendant que les avions décollent, des emplois se perdent, et des entreprises se battent pour survivre. Une belle ironie, n’est-ce pas ?

Lecture satirique

Les promesses de soutien aux entreprises locales se heurtent à la réalité d’une bureaucratie qui préfère les murs de béton aux murs de dialogue. « On va y arriver », dit Pascal Delteil, président du Smad, tout en proposant un rendez-vous à Chapoul… pour le 20 avril. Une belle manière de faire patienter un homme en grève de la faim. Peut-être que la patience est la nouvelle recette miracle pour résoudre les problèmes d’infrastructure ?

Effet miroir international

À l’étranger, des politiques autoritaires et ultraconservatrices se moquent des petites entreprises au nom de la sécurité nationale. En France, la bureaucratie semble jouer le même jeu, laissant les entrepreneurs se débattre dans un océan d’inefficacité. Qui a dit que la France n’était pas à la mode ?

À quoi s’attendre

Si la situation de Chapoul ne change pas, nous pourrions assister à une érosion continue de l’économie locale, avec des conséquences désastreuses pour l’emploi. La promesse d’un rendez-vous ne suffira pas à apaiser les craintes d’un entrepreneur qui se bat pour sa survie.

Sources

Source : www.sudouest.fr

Conflit à l’aéroport de Bergerac : au deuxième jour de sa grève de la faim, l’élu entrepreneur reste combatif
Visuel — Source : www.sudouest.fr
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