Greffe de moelle osseuse : la solidarité pour le petit Elio fait bondir le nombre de candidats donneurs

Greffe de moelle osseuse : la solidarité pour le petit Elio fait bondir le nombre de candidats donneurs

C’est un élan de solidarité inédit : ces deux derniers mois, plus de 66 000 personnes se sont préinscrites sur le registre français de don de moelle osseuse. C’est trois fois plus que le nombre habituel de nouveaux inscrits sur une année entière, indique l’agence de biomédecine. À l’origine de cette mobilisation : l’appel d’un père, Thomas, pour venir en aide à son fils, Elio, 4 ans et demi, atteint d’une leucémie rare et très agressive.

Le 13 mars 2026, Thomas poste un message sur les réseaux sociaux. Sous la photo d’un garçonnet rayonnant, il explique que son fils est atteint d’une forme rare de cancer du sang, que seul un don de moelle osseuse pourrait lui offrir une chance de guérison, mais qu’aucun donneur n’est compatible avec son profil génétique. Les médecins ont pourtant cherché parmi les plus de 420 000 volontaires inscrits sur le registre des dons de moelle osseuse en France et parmi les 43 millions de personnes inscrites dans les 80 registres internationaux accessibles.

Les parents d’Elio appellent donc de nouveaux volontaires : « La personne compatible peut être n’importe qui. Peut-être vous. Peut-être quelqu’un qui verra ce message. » Ce message est relayé par des influenceurs et des personnalités comme Julien Doré ou Teddy Riner. Il est également repris dans les médias, y compris par le chef de l’État, qui incite les Français à faire « un geste simple » pour Elio : « Regardez si vous pouvez être donneur sur le site de don de moelle osseuse et inscrivez-vous. »

Il suffit d’une inscription en ligne pour faire partie de la liste des « sauveurs » potentiels. Quelques clics, des réponses à un questionnaire en ligne, un test salivaire et un test sanguin suffisent. Trois critères sont exigés : avoir entre 18 et 35 ans au moment de l’inscription, être en parfaite santé et ne pas être enceinte.

L’institut français de biomédecine rappelle que chaque année en France, 2 000 enfants et adultes atteints de maladies graves du sang ont besoin d’une greffe de moelle osseuse. Si des donneurs sont d’abord recherchés parmi les frères et sœurs de ces patients, pour trois personnes sur quatre, la fratrie se révèle incompatible, et il faut alors chercher au-delà.

Les registres recensent les noms et les profils de tous les volontaires inscrits, permettant aux médecins de trouver en France ou à l’étranger une personne ayant la meilleure compatibilité biologique avec le patient en attente de greffe. Malgré les millions d’inscrits, il arrive que personne ne corresponde.

Une fois identifié, le donneur doit réaliser des tests complémentaires. Le prélèvement de moelle osseuse est ensuite organisé, généralement dans un délai d’un à trois mois. Il s’effectue dans 80 % des cas par prélèvement sanguin ou par ponction dans les os postérieurs du bassin.

Pour Elio, l’attente a été longue mais pas vaine. Le petit garçon a enfin trouvé un donneur compatible. « Un immense MERCI du fond du cœur à chacun d’entre vous », ont écrit ses parents sur les réseaux sociaux en annonçant la nouvelle.

Le garçonnet, qui a commencé un traitement, a désormais perdu ses cheveux mais garde son regard rieur. Ses parents se réjouissent de cet espoir, même si le chemin vers sa guérison est encore « très long ».

Les hommes âgés de 18 à 35 ans sont particulièrement recherchés. Ils représentent seulement 30 % des inscrits au registre national, alors qu’ils constituent 70 % des donneurs prélevés, car leurs cellules de moelle osseuse sont mieux tolérées sur le plan immunologique chez les patients greffés.

Les parents d’Elio espèrent que l’élan de solidarité qu’ils ont déclenché ne retombera pas. Ils encouragent les personnes en attente d’un kit salivaire à finaliser leur inscription au registre des donneurs, rappelant qu’il y a encore tant d’autres familles qui attendent ce coup de fil salvateur.

Source : La Croix

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