
Les éleveurs alertent la ministre de l’Agriculture sur leur mal-être lors du Salon international de l’élevage à Rennes
Lancé ce mardi 16 septembre, le Salon international de l’élevage (Space) a débuté à Rennes (Ille-et-Vilaine) avec une visite de la ministre démissionnaire de l’Agriculture, Annie Genevard. Cet événement se déroule alors que la profession fait face à plusieurs crises simultanées.
Lors de l’ouverture du salon, les organisateurs ont exprimé leur inquiétude face à la situation des éleveurs, soulignant qu’il est crucial d’écouter leur mal-être lié aux crises sanitaires. Plus de la moitié des animaux qui devaient être présentés n’ont pas pu faire le déplacement, 60 % d’entre eux ayant été testés positifs à la fièvre catarrhale ovine (FCO), une maladie qui a touché les grandes régions laitières du nord-ouest.
Jean-Yves Rissel, responsable des présentations animales du salon, a alerté sur les conséquences à long terme de cette situation, mentionnant les pertes de lait, les avortements et les impacts psychologiques sur les éleveurs confrontés à la souffrance de leurs animaux. Annie Genevard a promis que l’année prochaine, les éleveurs seraient mieux immunisés, tout en reconnaissant que le gouvernement avait lancé une campagne de vaccination en juillet, jugée tardive par certains.
En parallèle, la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a également limité la présence des vaches montbéliardes au salon, suscitant la colère de la Confédération paysanne, qui conteste l’abattage systématique des animaux. Stéphane Galais, porte-parole de ce syndicat, a exprimé son indignation en déclarant que « nous sommes en train d’éradiquer les éleveurs ».
Les éleveurs réclament un fonds d’indemnisation pour les pertes liées à la FCO et demandent une concertation pour trouver des alternatives aux mesures d’abattage. La Confédération paysanne a annoncé une mobilisation prévue pour le 18 septembre, tandis que la FNSEA, premier syndicat agricole, a appelé à des actions le 26 septembre.
Cette situation souligne les défis croissants auxquels est confrontée la profession agricole, exacerbés par des crises sanitaires et des politiques agricoles jugées insuffisantes.
Source : BFM TV





