
Gaza : Pénuries de pesticides et prolifération des nuisibles dans les camps de déplacés
La situation à Gaza continue de se détériorer, alors que les pénuries de produits chimiques nécessaires pour lutter contre les rongeurs exacerbent les problèmes de santé publique. Selon l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), chaque jour de pénurie intensifie le risque pour une population déjà vulnérable et en détresse sanitaire. Les humanitaires rapportent une « augmentation généralisée des infestations de rongeurs », notamment dans les zones de déplacement surpeuplées de Khan Younis, ainsi que dans les zones où de grandes quantités de débris s’accumulent.
Le rapport souligne que des cas de morsures de rats ont été de plus en plus signalés dans différents établissements de santé au cours des derniers mois. Le froid, les pluies, la surpopulation et les mauvaises conditions d’eau et d’assainissement ont créé un environnement propice à la transmission de maladies dans toute la bande de Gaza.
En plus du manque de pesticides, d’autres défis aggravent la situation. La pénurie de carburant et de pièces essentielles pour les générateurs menace la gestion des déchets et des eaux usées. Cette défaillance pourrait augmenter les risques sanitaires. Les équipes médicales de l’UNRWA signalent une hausse préoccupante des maladies cutanées, notamment la gale et la varicelle, avec un triplement des cas recensés entre janvier et mars.
La situation est d’autant plus critique avec l’arrivée de 67 000 nouveaux déplacés, portant le nombre total de personnes vivant dans des abris d’urgence à 1,7 million, sur une population de plus de deux millions. Les conditions de vie dans les camps de déplacés, marquées par la promiscuité et un accès limité à l’eau potable et aux installations sanitaires, favorisent la propagation de nuisibles.
Actuellement, près de 90 % des infrastructures d’eau et d’assainissement à Gaza ont été endommagées, rendant environ 60 % des familles privées d’accès à une eau potable suffisante. Environ 80 % de la population dépend de l’approvisionnement en eau par camion-citerne, une solution jugée coûteuse et non viable par les acteurs humanitaires.
Ces développements soulignent l’urgence d’une intervention humanitaire pour répondre aux besoins fondamentaux de la population de Gaza, tout en appelant à une amélioration des conditions de vie dans cette région en crise.
Source : ONU Info



