Gabon : Quand les femmes de Nkokloa cultivent des champs pendant que l’OIF cultive l’inaction.
Le fait principal
Au Gabon, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a lancé un programme ambitieux pour soutenir l’autonomisation économique des femmes, avec un investissement de 300 000 euros pour quatre projets. Ces initiatives visent à améliorer les conditions de vie de près de 250 femmes à travers l’agriculture durable et l’entrepreneuriat.
Ce qui s’est passé
Dans la région de Bitam, Béatrice et ses camarades agricultrices ont vu leur quotidien transformé grâce à ce programme. Elles cultivent désormais manioc et bananes plantains de manière plus efficace, bénéficiant de formations, de matériel et du soutien d’ONG locales. Gladys, une des participantes, affirme qu’elle peut maintenant inscrire ses enfants à l’école grâce aux revenus générés par leurs récoltes.
Le contexte
Le fonds « La Francophonie avec Elles », créé en 2020, a pour objectif de soutenir les femmes dans des activités informelles souvent sous-financées. Michel Balourd-Quidal, responsable de l’égalité femmes-hommes à l’OIF, souligne que ce programme a déjà soutenu 354 projets dans 36 pays, touchant plus de 99 000 femmes en Afrique centrale. En effet, 44 % des projets concernent l’agriculture, un secteur vital dans cette région.
Les chiffres à retenir
- 300 000 euros investis pour quatre projets au Gabon.
- 354 projets soutenus dans 36 pays entre 2020 et 2025.
- 20 millions d’euros alloués au total pour l’autonomisation des femmes.
- 99 000 femmes bénéficiaires en Afrique centrale.
- 44 % des projets axés sur l’agriculture.
Ce que cela révèle
Ce programme met en lumière l’importance de l’autonomisation des femmes dans le développement économique. Pourtant, la réalité est souvent bien plus complexe. Les femmes, malgré leur rôle central dans l’agriculture, continuent de faire face à des obstacles financiers et sociaux. Pendant ce temps, les discours politiques sur l’égalité et l’émancipation des femmes semblent parfois déconnectés des véritables enjeux. Les promesses des gouvernements, souvent accompagnées de belles déclarations, n’ont pas toujours les moyens de leur ambition. Dans un pays où les inégalités sont criantes, il est impératif que les actions suivent les paroles.
Ce qu’il faut retenir
Le programme de l’OIF au Gabon est un pas en avant pour l’autonomisation des femmes, mais il ne doit pas occulter les défis persistants. Les chiffres sont encourageants, mais ils doivent être accompagnés de mes concrètes et durables pour transformer réellement la vie des femmes dans cette région. L’avenir de l’agriculture et de l’économie gabonaise repose en grande partie sur leur capacité à s’émanciper.
Sources : Organisation internationale de la francophonie (OIF)
