Gabon : entre promesses de ZLECAf et réalité des exportations, le grand écart s’invite au festin !
Le Gabon accélère l’opérationnalisation de la ZLECAf
Le gouvernement gabonais a décidé de passer de la théorie à la pratique concernant la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Réunis autour du vice-président Hermann Immongault, ministres et acteurs économiques ont mis le doigt sur plusieurs obstacles qui freinent l’accès des entreprises nationales au marché continental.
Ce qui s’est passé
Lors d’une réunion tenue le 24 septembre, un comité interministériel a identifié des défis majeurs, tels que la compétitivité des PME, les coûts de transport et une connaissance encore limitée du marché africain. La ministre du Commerce, Zenaba Gninga Chaning, a souligné que « nos entreprises, nos PME méconnaissent encore les opportunités de ce vaste marché continental ». En effet, le Gabon, qui a ratifié l’accord en 2019, peine à tirer profit des avantages qu’offre la ZLECAf.
Le contexte
La structure de l’économie gabonaise reste fortement orientée vers les marchés extra-africains, ce qui complique encore davantage la transition vers un commerce intra-africain. Les participants à la réunion ont évoqué des freins tels que les tarifs douaniers et les coûts logistiques, qui rendent la compétitivité des petites et moyennes entreprises encore plus difficile. Le gouvernement souhaite non seulement identifier de nouveaux produits à exporter, mais aussi réviser sa stratégie nationale de la ZLECAf pour mieux répondre aux besoins du marché.
Les chiffres à retenir
Bien qu’aucune statistique précise n’ait été fournie lors de cette réunion, il est crucial de noter que les PME représentent une part significative de l’économie gabonaise, mais leur intégration dans le commerce interafricain reste limitée. Le soutien à la formation et à l’accompagnement financier des PME a été proposé comme une piste essentielle pour surmonter ces défis.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière un paradoxe : alors que le Gabon s’engage sur la scène internationale à travers la ZLECAf, il semble encore prisonnier d’une économie peu adaptée aux réalités du marché continental. Les promesses gouvernementales de soutien aux PME résonnent comme un écho lointain face à une réalité où les obstacles demeurent omniprésents. On peut se demander si ces engagements ne sont pas qu’un simple vernis, destiné à masquer un manque d’action concrète.
Ce qu’il faut retenir
Le Gabon souhaite tirer profit de la ZLECAf, mais les défis sont nombreux. Entre le manque de connaissance des opportunités et une économie encore tournée vers l’extérieur, l’engagement du gouvernement devra se traduire par des actions tangibles pour ne pas rester lettre morte. L’avenir du commerce intra-africain pourrait bien dépendre de la capacité des PME à s’adapter et à se former.
Source : Gabonreview.com
