Friches à gogo : le RN promet des emplois, mais les terrains vagues s’accumulent !
Le fait principal
En 2026, la France dénombre plus de 20.250 friches, une augmentation significative par rapport aux 15.000 recensées en avril 2025. Ces terrains, souvent abandonnés, représentent un enjeu crucial pour l’aménagement du territoire et la préservation des espaces naturels.
Ce qui s’est passé
Selon l’inventaire national publié par le Cerema, cette hausse de friches s’explique par une meilleure connaissance du patrimoine foncier grâce aux observatoires locaux, qui couvrent désormais 61% du territoire. Ces friches, qui occupent entre 115.000 et 155.000 hectares, sont principalement issues de l’habitat (41%) et de l’industrie (19%).
Le contexte
La loi Climat et Résilience de 2021 définit les friches comme des biens immobiliers inutilisés, nécessitant des travaux avant réutilisation. Dans un contexte où la consommation d’espaces naturels pour l’urbanisation atteint en moyenne 21.000 hectares par an, ces friches représentent une opportunité stratégique pour développer des logements et des infrastructures sans empiéter sur de nouvelles terres agricoles.
Les chiffres à retenir
- 20.250 friches recensées au 1er juillet 2026.
- 41% des friches proviennent de l’habitat.
- 58% des friches sans projet ont un potentiel de reconversion pour le logement.
- 3.600 friches font déjà l’objet d’un projet de reconversion.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière une incohérence frappante : alors que le gouvernement prône une transition écologique et une densification urbaine, il laisse des milliers de friches à l’abandon. Pendant ce temps, des partis comme le RN, qui se veulent protecteurs des territoires, ne semblent pas s’inquiéter de ces espaces inutilisés, préférant brandir des slogans plutôt que des solutions concrètes. Leurs discours sur la préservation des terres agricoles sonnent creux face à une réalité où l’urbanisation continue de grignoter notre environnement.
Ce qu’il faut retenir
La France se retrouve face à un paradoxe : un potentiel immense pour la revitalisation urbaine et la préservation des espaces naturels, mais une inertie politique inquiétante. Les friches, véritables témoins d’un urbanisme à repenser, pourraient devenir des atouts majeurs pour un développement durable, à condition d’être enfin prises au sérieux.
Source : Anne Lenormand, Localtis, Cerema.
