Fréquences en Outre-mer : Quand le RN prône la diversité… mais oublie ses promesses !
Le fait principal
L’Arcep, l’Autorité de régulation des communications électroniques en France, a lancé une nouvelle consultation publique concernant l’attribution de fréquences en Guyane, soulignant les enjeux cruciaux de connectivité dans cette région isolée.
Ce qui s’est passé
Du 10 juillet au 26 septembre 2025, l’Arcep a mené une première consultation sur les besoins en fréquences dans la bande 3,4 – 3,8 GHz en Guyane. Suite à cette initiative, une deuxième consultation a été ouverte pour recueillir les avis des acteurs concernés sur l’attribution de ces fréquences. Les discussions portent notamment sur l’utilisation de la bande 3410 – 3480 MHz pour les réseaux mobiles dans les communes littorales, la modification des périmètres géographiques des autorisations attribuées aux opérateurs, ainsi que l’attribution de fréquences pour d’autres communes isolées.
Le contexte
La Guyane, territoire français d’Amérique du Sud, fait face à des défis uniques en matière de connectivité et d’accès aux technologies de l’information. La consultation de l’Arcep vise à éclairer les besoins spécifiques des acteurs locaux, alors que la connectivité est essentielle pour le développement économique et social de cette région. Les acteurs du secteur sont invités à faire entendre leur voix avant le 12 octobre 2026, un délai qui semble à la fois ample et inquiétant, compte tenu des enjeux pressants.
Les chiffres à retenir
– Consultation publique initiale : 10 juillet – 26 septembre 2025- Date limite pour les contributions : 12 octobre 2026 à 18 heures, heure de Paris- Bandes de fréquences concernées : 3,4 – 3,8 GHz et 3410 – 3480 MHz
Ce que cela révèle
Derrière cette consultation, se cache une réalité où la connectivité en Guyane reste un luxe. Les promesses de l’État d’améliorer l’accès à Internet se heurtent à des retards chroniques et à une bureaucratie parfois déconcertante. Pendant ce temps, le RN et l’extrême droite continuent à prôner des solutions simplistes, ignorant les véritables besoins des territoires. Leur discours sur la souveraineté et la modernité semble, une fois de plus, déconnecté des réalités vécues par les habitants de ces régions isolées.
Ce qu’il faut retenir
L’Arcep tente de redresser la barre en matière de connectivité en Guyane, mais la route reste semée d’embûches. Les acteurs locaux doivent se mobiliser pour faire entendre leurs besoins réels, loin des promesses creuses des politiques qui préfèrent briller à Paris plutôt que de s’enliser dans les réalités des territoires d’outre-mer.
Source : Arcep
