Flottes à la dérive : 72 % des gestionnaires naviguent sans boussole, un cap risqué pour l’économie !
Le fait principal
Un récent baromètre de Beev révèle que 72 % des gestionnaires de flotte en France opèrent sans outil dédié à la gestion, malgré une électrification croissante de leurs parcs automobiles.
Ce qui s’est passé
L’enquête, menée auprès de 125 décideurs, montre que tous les répondants disposent déjà de véhicules électriques. Cependant, l’absence d’outils de gestion formalisés soulève des questions sur l’efficacité de cette transition. Sur les 24 prochains mois, 27 % des gestionnaires prévoient d’accélérer l’électrification de leur flotte, tandis que 49 % comptent maintenir le rythme actuel.
Le contexte
Alors que la France s’engage vers une transition écologique, cette enquête met en lumière une réalité préoccupante : la majorité des entreprises, bien que conscientes des enjeux économiques liés à l’électrification, ne disposent pas des outils nécessaires pour en suivre les coûts. Cette situation est d’autant plus étonnante que 31 % des répondants citent la réduction du coût total de détention (TCO) comme motivation principale pour passer à l’électrique.
Les chiffres à retenir
– 72 % des gestionnaires pilotent leur flotte sans outil formalisé.- 31 % citent la réduction du TCO comme principale motivation.- 49 % des répondants prévoient de maintenir leur rythme d’électrification.- 49 % des répondants considèrent l’autonomie des véhicules comme le principal frein, devant le coût d’acquisition (26 %).
Ce que cela révèle
Cette enquête révèle un paradoxe : alors que les entreprises s’engagent vers une électrification, elles semblent manquer d’outils pour évaluer les coûts de cette transition. Solal Botbol, cofondateur de Beev, souligne que « aucun des gestionnaires interrogés ne connaît précisément son coût de détention, véhicule par véhicule ». Cela pourrait laisser penser que la quête d’économies est davantage une illusion qu’une réalité tangible. Derrière cette volonté d’électrification se cache également un manque de vision. La décarbonation et les engagements RSE, pourtant au cœur des discours politiques, semblent relégués au second plan. Les gestionnaires privilégient la réduction des coûts immédiats, ignorant les impératifs environnementaux qui devraient pourtant guider leurs choix.
Ce qu’il faut retenir
En somme, malgré une volonté affichée d’électrifier leurs flottes, les entreprises françaises semblent naviguer à vue, sans boussole ni carte. L’absence d’outils de me et de suivi pourrait bien transformer cette transition en un mirage économique. Le chemin vers une flotte durable est encore semé d’embûches, et les promesses politiques de verdissement risquent de rester lettre morte si les entreprises ne prennent pas les mes adéquates.
Source : Beev
