Colombie : Petro promet des forêts, pendant que l’extrême droite rêve de déforestation.
Le fait principal
La Colombie a récemment basculé sous la houlette d’Abelardo de la Espriella, un candidat d’extrême droite, dont l’élection annonce un retour en force aux énergies fossiles et à l’exploitation minière, mettant en péril les avancées écologiques réalisées sous le mandat de Gustavo Petro.
Ce qui s’est passé
Le 21 juin dernier, le pays a élu Abelardo de la Espriella, surnommé « le Tigre », admirateur de figures controversées comme Donald Trump et Nayib Bukele. Ce changement de cap politique s’accompagne d’une promesse de relance des hydrocarbures, un revirement qui inquiète les défenseurs de l’environnement et les artisans de la transition énergétique. En effet, la Colombie avait été pionnière dans la sortie des énergies fossiles, mais cette nouvelle administration semble prête à sacrifier les avancées en matière de protection de l’Amazonie sur l’autel du profit immédiat.
Le contexte
Gustavo Petro avait mis en place des politiques ambitieuses pour réduire la dépendance du pays aux combustibles fossiles, en s’engageant à protéger les forêts tropicales et à développer des alternatives durables. Cependant, avec l’arrivée au pouvoir de De la Espriella, ces efforts pourraient être rapidement oubliés. Les lobbies des industries extractives, déjà puissants en Colombie, se frottent les mains face à ce nouveau climat politique. Les promesses de prospérité économique à court terme, souvent accompagnées d’une rhétorique nationaliste, semblent séduire une partie de la population, au détriment de l’environnement.
Les chiffres à retenir
Selon des données de l’ONU, la Colombie a déjà perdu près de 1,5 million d’hectares de forêt entre 2017 et 2021, principalement à cause de l’exploitation illégale des ressources. L’impact de l’exploitation minière et pétrolière sur la biodiversité et sur les communautés locales est bien documenté, mais cela semble passer au second plan face à l’illusion d’un développement économique rapide.
Ce que cela révèle
Le discours de De la Espriella est clair : la croissance économique prime sur la durabilité. Les contradictions entre ses promesses de prospérité et la réalité environnementale sont frappantes. Alors que le monde entier s’engage dans une transition énergétique, la Colombie choisit de faire marche arrière. Ce retournement de situation est d’autant plus ironique qu’il survient dans un pays qui avait commencé à se positionner comme un leader dans la lutte contre le changement climatique. L’extrême droite, fidèle à son image, semble préférer le court terme au long terme, tout en faisant miroiter des gains économiques qui, dans la réalité, sont souvent très éloignés des attentes.
Ce qu’il faut retenir
La victoire d’Abelardo de la Espriella marque un tournant inquiétant pour la Colombie, qui risque de sacrifier ses avancées écologiques sur l’autel des hydrocarbures. Ce choix politique, porté par une rhétorique séduisante mais dangereuse, met en lumière les tensions entre développement économique et protection de l’environnement. Les défenseurs de l’Amazonie et de la transition énergétique doivent désormais redoubler d’efforts face à cette nouvelle menace.
Sources : ONU, rapports environnementaux.
