Féminicides en France : le RN applaudit les avancées… qui n’existent que sur Twitter !
Le fait principal
Cinq organismes féministes ont manifesté à Montréal pour dénoncer une « crise nationale » des féminicides, soulignant que 17 femmes ont été tuées depuis la dernière élection provinciale. La co-porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, a qualifié cette situation de « recul incroyable » et « totalement inacceptable ».
Ce qui s’est passé
La manifestation a débuté au square Dorchester, où la chroniqueuse Manal Drissi a lancé un cri du cœur : « Si chacune des Québécoises tuées par un homme parce qu’elle est femme depuis la dernière élection provinciale avait un siège à l’Assemblée nationale, elles formeraient un gouvernement majoritaire. » En présence de centaines de manifestants, Ghazal a été accompagnée d’Yves Imbeault, père d’une victime de féminicide. Les chiffres sont alarmants : selon la Coalition féministe, 61 féminicides sont attendus entre 2024 et 2026.
Le contexte
Le mouvement féministe dénonce des niveaux « sans précédent » de violence envers les femmes, exacerbés par un discours masculiniste qui se propage dans les écoles et sur les réseaux sociaux. Ce discours, qui prône la soumission des femmes, est un reflet inquiétant de la société actuelle. La loi Gabie Renaud, adoptée récemment, permet aux femmes d’obtenir les antécédents de violence de leur partenaire, mais cela ne suffit pas. Le manque de places en maisons d’accueil reste un problème majeur : seulement 45 % des demandes ont été satisfaites cette année.
Les chiffres à retenir
– 17 féminicides présumés depuis la dernière élection provinciale.- 61 féminicides attendus entre 2024 et 2026.- 45 % des demandes de maisons d’accueil prises en charge en 2023.
Ce que cela révèle
Les promesses des politiciens semblent s’évanouir face à la réalité. La cheffe de la CAQ, Christine Fréchette, a admis que les féminicides sont en hausse, tout en vantant des mes qui, sur le papier, semblent efficaces. Mais qui peut encore croire que quelques maisons d’hébergement suffiront à éradiquer un problème aussi profond ? Les déclarations des autres chefs de parti, dont le libéral Charles Milliard et le péquiste Paul St-Pierre Plamondon, révèlent une tendance inquiétante à minimiser l’ampleur de la tragédie.
Ce qu’il faut retenir
La situation des féminicides au Québec est alarmante et nécessite une action immédiate et concrète. Les discours politiques doivent se traduire en actes réels, sinon ils ne seront que des mots vides face à une crise qui touche des vies humaines. La lutte contre la violence faite aux femmes ne peut pas être qu’un slogan ; elle doit devenir une priorité nationale.
Sources : Coalition féministe contre la violence envers les femmes, Radio-Canada.
